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Il est né le 8 juin 1882 à Fleury, fils de ROBERT Basile et MARTIN Marie Eugénie. Marié le 18 mai 1907 à Paris 1e avec FERNANDE Renée Clarisse. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.
Malheureusement, aucun document disponible en ligne ne permet de retracer le parcourt de Léon.
Léon arrive le 4 août 1914 au 6e régiment d’artillerie à pied basé à Toul et à Lyon. Il est à la 26e batterie.
La 1ère batterie (parti d'un régiment) se trouve à Frouard (54) ; les 2e, 4e, 5e, 6e et 12e batteries et compagnie d’ouvriers à Toul (54); la 3e batterie à Villey-le-Sec (54); la 7e batterie à Pont-Saint-Vincent (54); la 8e batterie à Manonviller; la 9e batterie à Écrouves; la 10e batterie à Lucey (54) et la 11e batterie à Pagny-la-Blanche-Côte (55).

Léon est mort le 14 juin 1915 à Tracy-le-Val suite à des blessures causées par des éclats d’obus. Sa sépulture reste inconnue.
Le 2 août 1916, un secours de 150 francs est accordé à sa veuve, Renée. A titre de comparaison, un obus de 120, en mai 1917 coûte 120 francs et équivaut à 30 861 € d’aujourd’hui.

Il est né le 22 septembre 1883 à Egleny (89), fils de THIBAULT Isidore et ROUX Rosalie. Marié le 17 avril 1909 à Montreuil (93) avec PERCIER Jeanne. Ils auront un fils ensemble : Gaston Maurice, né le 24 septembre 1915. Avant la guerre, il travaillait comme domestique.
Maurice arrive le 25 février 1915 au 82e régiment d’infanterie. Il a été réformé le 28 août 1908 pour « endocardite chronique » puis remis dans le service armé le 20 décembre 1914, ce qui explique sont arrivé tardive. Le régiment se trouve alors dans la forêt d’Argonne. Du 28 février au 2 mars, une série d'attaques de démonstration sont demandées à un bataillon ; ces petites actions accompagnent l'attaque et la prise de Vauquois par la 10e division. Les 3, 4, 5 avril, la division tente une attaque locale à cheval sur la Haute-Chevauchée et la cote 263, n'ayant pour but que d'élargir les positions dans cette région. Un bataillon attaque avec d’autres régiments des postions ennemis mais éprouve de fortes pertes à cause des mitrailleuses et ne fait qu’une petite avance. Les autres bataillons tiennent les positions des Meurissons et de Bolante.
Du 9 avril jusqu’au départ de Maurice pour le 75e régiment d’infanterie, le régiment alterne avec tranchée où l’artilleries allemandes frappent tous les jours et cantonnement dans la région de la forêt d’Argonne. Le 19 juin, Maurice part pour le 75e régiment d’infanterie qui est dans la zone arrière de Lihons et y stationne jusqu’au 28 juin. Le secteur de Lihons où se situe le 413e régiment d’infanterie et 52e régiment d’infanterie, accueille le régiment qui les relève en partie dans les quartiers de Lihu (1er bataillon), Lihons (2e bataillon) et Parison (3e bataillon). Deux sections de mitrailleuses sont affectées à chaque quartier alternant régulièrement avec le 140e, la relève se fait tous les huit jours. Au repos, le régiment cantonne à Fresnoy-en-Chaussée du 22 au 30 pour le 2e bataillon). Le dernier séjour en secteur a lieu, pour le régiment, du 30 juillet au 8 août. Dans la nuit du 7 au 8 août, les 2e et 3e bataillons ainsi que la compagnie de mitrailleuses 75 sont relevés par deux bataillons du 90e et sa compagnie de mitrailleuses. Les unités relevées vont cantonner à Wiencourt-l'Équipée. Dans la nuit suivante, le 1er bataillon et les sections de mitrailleuses de la compagnie de mitrailleuses 53, en position, se rendent à Cachy où se trouve aussi le train régimentaire. Le lieutenant-colonel avait quitté le bois Crépey (poste de commandement) pour Gentelles le 8 à midi. A Gentelles cantonnent le lendemain les unités de Wiencourt ; puis, le 10, une nouvelle étape amène le régiment à Rouvrel et Remiencourt, à proximité d'Ailly-sur-Noye où a lieu l'embarquement le 11 août. Les quatre trains qui enlèvent le régiment arrivent à Saint-Hilaire-au-Temple le lendemain, à partir de midi. Aussitôt débarquée, chaque colonne se met en route sur Saint-Julien (Courtisols) où elle cantonne. Dès son arrivée, le régiment est affecté à l'armée de Châlons (IVe). Il va être appelé, sans tarder, à participer à la garde d'une portion de secteur devant Perthes, et aux préparatifs de l'attaque qui doit avoir lieu, en septembre, sur une partie du front de l'armée. Aussi, dès le 15 août, commencent les reconnaissances d'officiers, et, le 17, une première colonne, formée par les 2e et 3e bataillons, 3 sections de mitrailleuses, se porte, dans la nuit, au camp de Cabane et Puits, à 3 km 500 au Nord-Est de Somme-Suippes, par le chemin de terre peu praticable de Saint-Remy-sur-Bussy. La deuxième colonne fait mouvement du 18 au 19 et se rend au camp 170, à 1 kilomètre, Sud de Cabane et Puits. Dans la même nuit, le 3e bataillon relève, au secteur P (Iéna), devant Perthes, un bataillon du 80e régiment d’infanterie. Au secteur Iéna la répartition des troupes est la suivante : 3 compagnies en première ligne (de la droite à la gauche : 10e, 11e et 12e) ; 2 compagnies en réserve (à Perthes, 9e ; en arrière de Perthes, 5e). Le commandement est exercé par un lieutenant-colonel qui a également sous son commandement le secteur O, à gauche, tenu par un bataillon du 140e. La liaison à droite est assurée avec le 342e (XIe corps). Ce secteur de Perthes, dont le nom est déjà connu de tous, porte la trace de bien des attaques qui ont dû être meurtrières. La guerre de mines a creusé sur la première ligne d'immenses entonnoirs. Des engins de toutes sortes, depuis les bombes à fusil jusqu'aux énormes « chaudrons » pleuvent dans les lignes, surtout à gauche, sur la 12e compagnie. La relève s'effectue tous les quatre jours par un des bataillons en réserve, à tour de rôle (1er bataillon le 22, 2e bataillon le 26, etc.). Les unités en réserve prennent part à des travaux de nuit en vue de l'organisation du terrain pour l'attaque. Des boyaux (A-8 et A-9), ayant 2 mètres de profondeur et 1 m.80 de large, sont creusés sur un développement de plus de 4 kilomètres vers l'arrière. Toutes les fractions disponibles, avec leurs cadres au complet, travaillent à cette tâche et réalisent un magnifique rendement. Dès le 27, les bataillons de réserve ont fait mouvement du camp 170 à Cabane et Puits, ainsi que le colonel et l'état-major. Le 30, trois compagnies du 1er bataillon sont poussées à hauteur de Perthes pour y effectuer des travaux d'aménagement de terrain (abris souterrains et boyaux d'accès en première ligne). Le travail est mené avec la plus grande célérité. Ces compagnies sont relevées suivant un tour régulier, comme en première ligne. Ainsi, jusqu'au 21 septembre, s'opère le tour régulier des relèves.

Maurice est mort le 12 septembre 1915, des suites de blessures à Somme-Suippe. Il repose à la nécropole de Somme-Suippe tombe 703 et dispose d’une tombe à son nom à Fleury.


Merci à Jean-Pierre POINSIGNON pour les photos à la nécropole

Citation pour la médaille militaire au journal officiel du 16 mai 1922 : « soldat courageux et dévoue. Tombé à son poste de combat le 12 septembre 1915 à Sommes-Suippes, en faisant vaillamment son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze ».



Il est né le 25 janvier 1882 à Laduz (89), fils de THOURIGNY Eugène Théodore et CHAPILLON Lucie Augustine. Marié le 19 octobre 1907 à Fleury avec MARY Cécile Adrienne. Ils auront un fils ensemble Marcel Gaston, né le 24 mai 1908. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.
Auguste arrive le 12 août 1914 au 282e régiment d'infanterie cantonne à Buxerulles et Woinville et se couvre par des avant-postes sur la ligne des Hauts-de-Meuse qu'il met en état de défense. Le 16 août, il prend les avant-postes en avant de Pannes alors que ceux ennemis sont signalés sur la ligne Doncourt-Tronville-Les Baraques. Le 18, reste en réserve à Beney et à Xammes pendant que l’ennemi menace Pont-à-Mousson ; le 23, deux compagnies du régiment sont envoyées à Jaulny. Le 25, il se porte vers le Nord, en direction de Conflans-en-Jarnisy et un bataillon passe le Longeau et prend position dans le bois situé au Nord-Ouest de cette localité et reçoit quelques coups de canon, un autre bataillon se déploie face à l’Est mais ne peut atteindre l’Yron. Le 27, le régiment est embarqué à Saint-Mihiel pour se rendre dans le Nord, débarque vers Montdidier le lendemain et cantonne à Laucourt. L’ordre de repli est reçu et le régiment se retrouve en réserve et pendant plusieurs jours à changer de cantonnement pour défendre les portes de Paris (Breuil-le-Sec puis un repli les mènent vers Luzarches). Ce n’est que le 6 septembre que l’offensive est reprise, les premiers coups de feu sont reçus au Nord de Marcilly, le régiment progresse vers la cote 115 malgré le feu de l’artillerie. L’attaque est donnée mais elle se heurte à un talus très élevé couronné par des mitrailleuses, en quelques minutes plus de 300 tombent et après deux tentatives, le repli est ordonné à la tombée de la nuit et le régiment bivouaque à la ferme Saint-Michel. Le 8 septembre, l'ennemi se retire ; le mouvement en avant est repris, mais la brigade est arrêtée sur la rive droite de la Thérouanne par le tir de l'artillerie lourde. Le régiment subit des pertes sensibles ; un bataillon parvient cependant à gagner la cote 124, qui domine Étrépilly. Le régiment bivouaque à l'Est de la ferme Saint-Gobert et organise la position La Râperie - cote 124. Le lendemain, il est de nouveau soumis à un bombardement d'artillerie lourde. Le 10, l'offensive est reprise et le soir, le régiment bivouaque aux abords de Rouvres. La marche en avant continue les jours suivants, par Antheuil, ferme Bourg-Fontaine, Dampleux. Le régiment cantonne successivement le 11 à Dampleux, le 12 à Chaudun, le 13 à Vauxbuin. Le 14 septembre, le régiment, en réserve, met en état de défense la Verrerie de Vauxrot. Le 15, deux compagnies sont envoyées en reconnaissance dans la direction de la cote 129, elles sont bientôt arrêtées par le tir de mitrailleuses et perd presque 30 hommes tués ou blessés. Le 17 septembre, le régiment reçoit l'ordre d'enlever la cote 129, doit s'emparer de la partie du village de Cuffies encore occupée par l'ennemi. Le régiment atteint son objectif et arrive à 100 mètres des retranchements ennemis, mais, par suite du recul du régiment voisin, il est obligé d'abandonner les positions conquises et de revenir à la Verrerie. Le lendemain, l'attaque est reprise, mais l'ennemi s'est renforcé et le régiment ne peut déboucher du parc. Le 19, le régiment quitte la Verrerie et va cantonner sur la rive gauche, à Soissons et Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à la mise en défense de la Montagne de Paris et organiser une ligne de repli sur le front Ressons-Montois. Le 28, le régiment repasse l'Aisne, un bataillon en ligne à Cuffies, l'autre à la Verrerie. Le 30, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer sur le front de Cuffies ; une compagnie progresse jusqu'au petit bois à l'Est de Cuffies mais, le soir, le terrain gagné doit être abandonné, la droite n'ayant pu progresser. Dans la journée du 4 octobre, des reconnaissances parviennent dans le village de Cuffies et sur la croupe au Nord-Est, sans rencontrer l'ennemi ; le soir, ces deux points sont réoccupés. Une attaque est décidée pour le lendemain, un bataillon a comme objectif le village de Cuffies, puis la croupe au Nord-Est ; l’autre bataillon, le Mont de Cuffies. A 18 heures, le village et le Mont de Cuffies sont atteints, mais l'ennemi ayant réoccupé le village et le 6e bataillon étant soumis à un violent bombardement, les positions de départ sont reprises. Le 7 octobre, le régiment va cantonner à Villeneuve, Belleu, Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à l'organisation du secteur compris entre le confluent de la Crise et le chemin de Venizel à Billy. Le 13, le régiment part en première ligne, dans le secteur de l'Aisne, à la Montagne-Neuve. Il est ensuite relevé et va alterner le service aux tranchées et le repos entre le 14 octobre et le 12 novembre. Le 12, un bataillon se porte à Vauxbin sur Crouy et reçoit comme objectif le bois au Sud-Ouest de la ferme de Sous-Perrières ; deux compagnies qui sont en première ligne sont accueillies par un feu violent d’infanterie et d’artillerie. Une des compagnies parvient à progresser quelque peu, mais ne peut atteindre son objectif. Pendant la nuit, le terrain conquis est organisé ; le bataillon est relevé le 13 au soir et reprend son cantonnement. Le régiment alterne tous les quatre jours entre les tranchées et les cantonnements du 15 octobre jusqu’à la mi-janvier 1915.
Le 11 janvier est ponctué par une violente canonnade et le 12 les allemands attaquent, les défenseurs sont soumis à l’infanterie et aux mitrailleuses puis à l’artillerie. Durant toute la journée, la position est défendue, un repli est effectué face à l’abondance ennemie mais les renforts arrivent et permettent de reprendre la tranchée. Le lendemain est employé à la réorganisation des unités, qui pendant la bataille, se sont mélangées et durant la nuit le régiment part cantonner à Missy-aux-Bois. De la fin janvier à début mai, le régiment connait de nouveau l’alternance entre repos et tranchée. Le 9 mai, le régiment s'embarque à Longpont, et débarque le lendemain à Frévent. Après avoir cantonné à Tincques, il se rapproche des lignes ; un bataillon se rend aux abris Mathis et l’autre à la Faisanderie. Le 13 mai, le 5e bataillon se rassemble dans la tranchée des « Arabes », au Sud-Ouest de Notre-Dame-de-Lorette. Il a pour mission de s'emparer du fortin de la Blanche-Voie (éperon Sud-Ouest de Notre-Dame-de-Lorette). L'attaque était prévue pour 17 h.30, mais deux hommes, seuls survivants d'une reconnaissance, rendent compte que le front est garni de nombreuses mitrailleuses. D'autre part, la préparation d'artillerie étant complètement insuffisante, l'attaque est remise au 14. Bien que la préparation d'artillerie soit encore très insuffisante, dans l'après-midi, un bataillon se précipite à l'assaut de la position ennemie, sous un feu terrible d'artillerie et de mousqueterie ; dans cette situation, il subit des pertes considérables mais arrive à prendre le retranchement principal de l’ennemi. A la tombée de la nuit, la ligne se renforce d'un grand nombre d'hommes, ce qui permet de s'organiser plus solidement. Bientôt l'ennemi contre-attaque vigoureusement, mais, grâce aux deux sections de mitrailleuses, il est immédiatement repoussé. Pendant le reste de la nuit, le terrain conquis est organisé sous une pluie de projectiles d'artillerie et de mitrailleuses. Pendant ce temps, le 6e bataillon, soumis à un bombardement violent, éprouve des pertes sensibles ; à 19 h.30, il se porte dans la direction de l'éperon Sud-Est de Notre-Dame-de-Lorette et y creuse des tranchées. Le 15 mai, à 2 heures, l'ennemi, débouchant en masses compactes de la Blanche-Voie, contre-attaque de nouveau les positions un bataillon. Les deux sections de mitrailleuses tirent sans discontinuer pendant 20 minutes. Les vagues d'assaut ennemies sont fauchées au fur et à mesure de leur arrivée. La contre-attaque était brisée et laissait 800 cadavres environ sur le terrain. Pendant la journée, le 5e bataillon perfectionne l'organisation de la position qui domine et prend d'enfilade les tranchées allemandes. Une nouvelle attaque des positions ennemies, prévue pour le 17 à 13 heures, ne peut déboucher en raison des défenses accessoires dans lesquelles l'artillerie n'a pu créer de passages. Le 19 mai, le régiment, épuisé, est relevé, sauf deux compagnies qui entendront le 22, et mis en réserve à la Maison Forestière. Le lendemain, un bataillon du 289e enlève la Blanche-Voie ; grâce au terrain conquis et organisé par le 282e, l'opération s'exécute avec peu de pertes. Les 22e et 24e compagnies sont relevées à leur tour dans la journée du 22. Dans la journée du 26, le régiment relève des éléments du 289e et du 109e, dans la région au Sud de Notre-Dame-de-Lorette. Il consolide la position sous un bombardement violent. Le colonel demande à participer à l'attaque préparée par la 70e division sur Ablain-Saint-Nazaire. Une reconnaissance, envoyée le 28 à 20 heures, est accueillie par une vive fusillade. La 22e compagnie construit des tranchées de départ le long des haies qui se trouvent sur les pentes Sud-Est de Notre-Dame-de-Lorette. Le 29, le village d'Ablain-Saint-Nazaire est enlevé. Le 30 à 5 h.30, les 19e et 20e compagnies attaquent l'emplacement de la sucrerie de Souchez. La préparation d'artillerie n'ayant produit aucun effet sur les défenses accessoires, elles ne peuvent progresser que de quelques mètres. Elles s'accrochent au terrain et construisent dans la nuit une parallèle bientôt réunie à la tranchée de départ. Dans la nuit, le 5e bataillon est relevé par un bataillon du 289e et se porte dans la tranchée de repli, sauf la 19e compagnie.
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Auguste est mort dans les combats du 13 mai au 4 juin sur Notre-Dame-de-Lorette, par jugement la date de décès est au 31 mai 1915. Il repose au cimetière de Fleury.

Citation pour la médaille militaire au journal officiel du 11 novembre 1920 : « soldat courageux et dévoué. A toujours eu une belle attitude au feu. Frappé mortellement le 30 mai 1915, à Souchez au cours d'un violent bombardement ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze ».



Il est né le 19 décembre 1877 à Chichery (89), fils de TRUCHY Louis Octave Adrien et BENOIT Zélie Olympe. Marié le 27 septembre 1902 à Fleury avec BARJOT Marie Blanche. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.
Adrien arrive le 16 août 1914 le 5e bataillon territorial du génie d’Orléans. La composition du régiment de génie est très complexe, chaque compagnie peut être dans un lieu différent et ne connaissant pas sa compagnie, il est impossible de retracer son parcours.

CPA de l'hôpital temporaire de Béziers
Adrien est mort le 21 décembre 1914 à l’hôpital temporaire n°38 de Béziers, de la fièvre typhoïde. Sa sépulture se trouve, d’après le registre des concessions, à Fleury mais la tombe ne comporte pas de plaque.
Un secours de 150 francs est accordé à sa veuve, Marie. A titre de comparaison, un obus de 120, en mai 1917 coûte 120 francs et équivaut à 30 861 € d’aujourd’hui.

Il est né le 21 mars 1893 à Fleury, fils de VINOT Camille et FAVROT Flore. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme boucher.
VINOT Constant est au 4e régiment d’infanterie, dans la 5e compagnie, en train de faire son service militaire quand la guerre éclate. Il quitte, avec son régiment, Auxerre le 5 août 1914. Un bataillon détaché à Troyes est conduit directement au point de concentration. Le 6 août, le régiment débarque à Sampigny et gagne Woinville, où il reçoit l’ordre de s’installer défensivement face à Metz. Le 21, après avoir parcouru 40 kilomètres sous une chaleur accablante, il gagne la frontière belge. Le régiment a pour objectif, le 22, Mussy-la-Ville. La marche s’exécute dans un brouillard intense. Deux bataillons partent à l’assaut avec entrain, mais l’ennemi, bien retranché, les accueille par un feu terrible. Sous le nombre et la mitraille, il faut se replier. Le soir, quand les débris du régiment se regroupent à la ferme de Bouillon, l’étendue des pertes est immense : 18 officiers et 1200 hommes hors de combat.

image d'illustration - Front de Baranzy à 3km de Signeulx
Constant est mort le 22 août 1914, avec de nombreux camarades dont GUISARD Fernand. Il repose au cimetière de Fleury.

Citation pour la médaille militaire publiée au journal officiel du 29 février 1928 : « brave soldat. Glorieusement tué le 22 août 1914 à Signeulx (Belgique). Croix de guerre avec étoile de bronze ».

