RICHARD Gabriel

Richard gabriel

Il est né le 7 mars 1886 à Fleury, fils naturel de DESVAUX Appoline Eugénie, reconnu par RICHARD Jules Appolinaire. Marié le 21 septembre 1910 à Fleury avec FAVROT Hélène Blanche. Ils auront un fils ensemble : Pierre Eugène, né le 21 juillet 1913. Avant la guerre, il travaillait comme chauffeur de locomotive.

Gabriel arrive le 4 août 1914 au 82e régiment d'infanterie qui dispose de deux garnisons, l’une à Montargis et l’autre à Troyes. Il débarque entre le 5 et le 6 août sur les bords de la Meuse, à Lérouville. Le 21 août au matin, le régiment, qui cantonne à Gremilly, reçoit l'ordre de se mettre en marche par Longuyon sur la région de Tellancourt. Il passe la nuit du 21 au 22 août, en cantonnement d'alerte à Fresnois-la-Montagne, d'où il voit l'incendie embraser la forteresse de Longwy et principalement Longwy-Haut. Le 22 août, tout le corps d'armée dont fait partie le régiment, franchit la frontière et attaque l'ennemi mais subit de très lourdes pertes à cause de tranchées très organisées. Il faut donc se replier dans le Sud de l’Othain mais les allemands ne lâchent rien. Le 24, le régiment part en repos pendant quelques jours. Le 26, sur ordre, le régiment passe la Meuse à Vilosnes, dont le génie fait sauter les ponts aussitôt après le passage. Le régiment s'établit défensivement, entre Doulcon et Cunel. Du 29 août au 1er septembre se déroulent une série de combats défensifs très durs, très meurtriers et l'ennemi réussit à passer la Meuse. Une retraite stratégique est alors lancée, le régiment traverse l’Argonne et s’établit défensivement sur une ligne au Nord de Vaubecourt. Par la suite et durant plusieurs jours, le régiment creuse des tranchées et organise sa position, au Nord-Est de Rembercourt avant de subir des attaques et réaliser des contre-attaques. Le 12 septembre, les Allemands se retirent rapidement à cause de la victoire de la Marne, un gain de terrain de 60 kilomètres est réalisé et le régiment arrive à Boureuilles et durant plusieurs jours effectue des attaques sur plusieurs villages. Le 23, il faut se replier à cause d’une attaque ennemie, retour à Boureuilles avant de partir en repos trois jours plus tard. Les jours suivants, retour au front, il faut creuser des fortifications avant de rattaquer la ville et une légère avancée est faite.

Limoges

Gabriel meurt le 2 octobre 1914 à l'hospice de Limoges, des suites d'une fracture compliquée de la cuisse droite qui a conduit à une amputation et d'une septicémie. Gabriel n'est pas présent dans les historiques, qui mettent à l'honneur les morts du régiment, malgré les recherches dans le 82e, 282e, 4e et 204e régiment d’infanterie.

Il repose au cimetière de Fleury avec sa femme.

Richard gabriel 1

Les déplacements de Gabriel durant la guerre

Sources

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