PIEDNOIR Jules

Piednoir jules

Il est né le 28 octobre 1885 à Laduz (89), fils de PIEDNOIR Narcisse Maxime et LAVEAU Marie. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

PIEDNOIR Jules arrive le 4 août 1914 au 282e régiment d'infanterie qui se trouve à Montargis. Il part le 9 août pour Saint-Mihiel et cantonne à Buxerulles et Woinville et se couvre par des avant-postes sur la ligne des Hauts-de-Meuse qu'il met en état de défense. Le 16 août, il prend les avant-postes en avant de Pannes alors que ceux ennemis sont signalés sur la ligne Doncourt-Tronville-Les Baraques. Le 18, reste en réserve à Beney et à Xammes pendant que l’ennemi menace Pont-à-Mousson ; le 23, deux compagnies du régiment sont envoyées à Jaulny. Le 25, il se porte vers le Nord, en direction de Conflans-en-Jarnisy et un bataillon passe le Longeau et prend position dans le bois situé au Nord-Ouest de cette localité et reçoit quelques coups de canon, un autre bataillon se déploie face à l’Est mais ne peut atteindre l’Yron. Le 27, le régiment est embarqué à Saint-Mihiel pour se rendre dans le Nord, débarque vers Montdidier le lendemain et cantonne à Laucourt. L’ordre de repli est reçu et le régiment se retrouve en réserve et pendant plusieurs jours à changer de cantonnement pour défendre les portes de Paris (Breuil-le-Sec puis un repli les mènent vers Luzarches). Ce n’est que le 6 septembre que l’offensive est reprise, les premiers coups de feu sont reçus au Nord de Marcilly, le régiment progresse vers la cote 115 malgré le feu de l’artillerie. L’attaque est donnée mais elle se heurte à un talus très élevé couronné par des mitrailleuses, en quelques minutes plus de 300 tombent et après deux tentatives, le repli est ordonné à la tombée de la nuit et le régiment bivouaque à la ferme Saint-Michel. Le 8 septembre, l'ennemi se retire ; le mouvement en avant est repris, mais la brigade est arrêtée sur la rive droite de la Thérouanne par le tir de l'artillerie lourde. Le régiment subit des pertes sensibles ; un bataillon parvient cependant à gagner la cote 124, qui domine Étrépilly. Le régiment bivouaque à l'Est de la ferme Saint-Gobert et organise la position La Râperie - cote 124. Le lendemain, il est de nouveau soumis à un bombardement d'artillerie lourde. Le 10, l'offensive est reprise et le soir, le régiment bivouaque aux abords de Rouvres. La marche en avant continue les jours suivants, par Antheuil, ferme Bourg-Fontaine, Dampleux. Le régiment cantonne successivement le 11 à Dampleux, le 12 à Chaudun, le 13 à Vauxbuin. Le 14 septembre, le régiment, en réserve, met en état de défense la Verrerie de Vauxrot. Le 15, deux compagnies sont envoyées en reconnaissance dans la direction de la cote 129, elles sont bientôt arrêtées par le tir de mitrailleuses et perd presque 30 hommes tués ou blessés. Le 17 septembre, le régiment reçoit l'ordre d'enlever la cote 129, doit s'emparer de la partie du village de Cuffies encore occupée par l'ennemi. Le régiment atteint son objectif et arrive à 100 mètres des retranchements ennemis, mais, par suite du recul du régiment voisin, il est obligé d'abandonner les positions conquises et de revenir à la Verrerie. Le lendemain, l'attaque est reprise, mais l'ennemi s'est renforcé et le régiment ne peut déboucher du parc. Le 19, le régiment quitte la Verrerie et va cantonner sur la rive gauche, à Soissons et Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à la mise en défense de la Montagne de Paris et organiser une ligne de repli sur le front Ressons-Montois. Il est déclaré disparus dans les combats du 14 au 19 septembre 1914. On retrouve sa trace dans les prisonniers de guerre, il est transféré le 23 août 1916 à l’hôpital des prisonniers de guerre de Göttingen et il était avant ce transfert, au camp de Cassel.

Cassel 1

Camp de Cassel - @David L - http://pages14-18.mesdiscussions.net

Quelques documents de sa captivitée :

Piednoir fiche gottingen

Piednoir fiche gottingen 4

Piednoir fiche gottingen 3

 

Jules meurt de maladie le 20 septembre 1916 à l’hôpital des prisonniers de guerre de Göttingen. La Gazette des Ardennes donne certains nombres de noms de prisonniers mais en épluchant un grand nombre, il ne s’y trouve pas. Il est impossible de retracer son histoire après sa disparition. Il fut enterré en Allemagne avant d’être transféré au cimetière militaire de Sarrebourg le 7 mai 1926, tombe 11399.

Piednoir jules 2 Piednoir jules 1

Necropole sarrebourg

Quelques informations sur les camps

Cassel

Cassel : Camp principal de prisonniers, situé dans la région de Hesse-Nassau, plein Sud par rapport à la ville de Hanovre, sur la Weser ou la Fulda, duquel dépend celui de Göttingen, ainsi que 2.500 détachements de travail. Il peut détenir environ 19.000 prisonniers, ceux-ci y subissent, en 1915 deux épidémies de typhus exanthématique, particulièrement meurtrières. Ce camp a reçu la visite des délégués Espagnols le 26 Aout 1916, à cette date, il y a 2.342 prisonniers dont 1.138 français, une autre visite début Mars 1917, à cette date, il y a 20.427 prisonniers militaires et civils, dont 9.153 militaires français détenus à l'intérieur du camp, et 18.200 prisonniers répartis dans des détachements de travail.

Göttingen ou Goettingen : Camp principal, duquel dépendent 1.800 détachements de travail, pour prisonniers de guerre, situé dans le Hanovre, proche de celui de Holzminden, au Nord-est du camp de Cassel. De nombreux Flamands y sont "internés", regroupés pour y mener une politique de propagande pro-Allemande dans le cadre de l'activisme Flamand "Onze Taal" est un journal de propagande. Dans ce camp ont été créé une bibliothèque, un journal, un théâtre et des cours. Ce camp dépend administrativement du camp de. Ce camp a reçu la visite des délégués Espagnols le 21 Octobre 1916.

Les déplacements de Jules durant la guerre

Sources

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