LETOT Jules

Letot jules

Il est né le 14 octobre 1887 à Fleury, fils de LETOT Isidore Télémaque et NEVERS Elise, frère de LETOT Louis. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

Jules arrive le 4 août 1914 au 60e bataillon de chasseurs à pied. Le 8, il part à pied cantonner à Rouilly-Sacey et embarque le lendemain en chemin de fer à la gare de Troyes ; il arrive le 11 au cantonnement de Brouvelieures (Vosges) et repart le 12 à Saint-Dié dans le casernement du 10e bataillon de chasseurs. Le 15, il arrive à Saales en Alsace et garde le quartier général du 21e corps d’armée avant de repartir le 17 pour cantonner à Saint-Blaise. Le lendemain, le bataillon part pour Grandfontaine où il arrive le 19 et voit des troupes françaises battent en retraite de Wisches et Schirmeck. Dans l’après-midi, les derniers éléments étant passés et personne ne couvrant plus le bataillon, celui-ci quitte le village et occupe avec les trois compagnies restantes les hauteurs Sud, Ouest et Nord de Grandfontaine ; la 9e compagnie est partie à minuit pour Schirmeck où elle a dû venir soutenir l’artillerie. Le 20, à 14 heures, la compagnie d’avant-poste signale une colonne ennemie forte d’un bataillon, les éléments de droite ouvrent le feu sur un flanc de la colonne. A 15 heures, elle est attaquée par une colonne venant de la direction de Schirmeck au Donon, elle est contrainte de se replier à l’Est de Grandfontaine. A 18 heures, l’ennemie occupe les maisons du village et cherche à se glisser dans la direction du Donon. Une batterie d’artillerie ennemie qui appuie l’attaque est réduite au silence par l’artillerie française. A 21 heures, ordre est de tenir pendant la nuit la position de Grandfontaine avec un peloton et un bataillon d’autres régiments en renfort. Grâce à ces renforts, le bataillon veut par une attaque de nuit déloger les troupes allemandes du bois à l’Est de Grandfontaine, le 21e bataillon prononçant un mouvement d’enveloppement par le Nord-Est. En raison de l’obscurité, l’attaque n’a pas lieu. Pendant la nuit, et à la pointe du jour, les allemands essayent de s’emparer de la position de Grandfontaine mais leurs attaques sont repoussées. Le 21, le bataillon reçoit l’ordre de maintenir à la position le plus longtemps possible afin de retarder l’ennemi et doit tenir jusqu’à l’arrivée d’un régiment d’infanterie. Il se retire par la suite sur le Donon par une rupture de combat par échelon sans que l’ennemi ne tente aucune poursuite. Il est par la suite rassemblé au Nord du Donon, couvert par les troupes de la défense du Donon. Il part cantonner sur Vexaincourt. Le 22, le bataillon est en réserve au village ; il reçoit l’ordre d’envoyer une compagnie à la Croix Brignon pour barrer se couloir et établir la liaison entre les avants postes qui sont au Donon et l’aile gauche du 14e Corps qui occupe le col du Prayé. La 8e compagnie est désignée pour remplir la mission, le reste aide dans les travaux défensifs. La compagnie atteint la Croix Brignon sans encombre, elle y trouve une section du 52e de ligne. La liaison est donc établie et les travaux d’organisation commencent immédiatement. Dans la journée, le bataillon se porte au Sud-Est de Luvigny puis au Sud de Vexaincourt. Il reçoit une salve d’artillerie allemande ; la 7e compagnie, où est Jules, doit organiser défensivement le plateau Sud de Vexaincourt : la 10e compagnie fait les mêmes préparatifs mais à la lisière du bois qui se trouve plus au Sud. La 8e compagnie se retire de la Croix Brignon où elle s’est trouvée aux prises avec un détachement ennemi évalué à un bataillon et une compagnie de mitrailleuses. Deux compagnies sont poussées dans la vallée de la Croix Brignon : la 10e sur la route principale, la 9e au chemin de la maison forestière. Les patrouilles rapportent aucun renseignement sur l’ennemi mais des blessés isolés de la 8e disent qu’il poursuit sa marche. Dans la vallée de la Plaini, un violant combat se déroule jusqu’à la nuit. La liaison des troupes qui combattent dans cette vallée est assurée par deux compagnies du 20e bataillon de chasseurs qui se retranche sur l’éperon, à l’Est de Vexaincourt. Le 24, le bataillon se porte sur Celles-sur-Plaine où il occupe la lisière des bois Sud-Est de la ville de façon à être en mesure d’arrêter tout mouvement offensif de l’ennemi sur le plateau. Il reçoit ensuite l’ordre d’attaquer le village en liaison avec une attaque exécutée sur la partie Ouest, elle progresse assez rapidement malgré le feu d’une batterie ennemie que l’artillerie n’arrive pas à abattre. Elle atteinte ensuite le chemin de Celles avant un repli du bataillon qui sous la protection de la 7e compagnie qui était en réserve, vient établir un barrage à la tranchée où se trouve le général de Division. Dans l’après-midi, le bataillon se met en marche afin de maintenir provisoirement la 3e compagnie pour battre les débouchés de la route de Badonvilliers. Le 26, le bataillon occupe la Rappe pour surveiller et tenir le couloir dans la direction d’Etival, il se retranche et se met en liaison avec le bataillon du col de trace avant de partir dans la direction du col de la Chipotte. Arrivée sur place, une compagnie part dans la forêt de la Sainte-Barbe sur la croupe Ouest du ruisseau. Les compagnies 7 et 8 partent cantonner. Le 27, une grande attaque en direction de Lunéville est en cours, le bataillon est envoyé en soutien d’artillerie à Lary Fontaine ; les 7e et 8e compagnie et la section de mitrailleuse rejoignent le bataillon dans l’après-midi. Le 29, l’artillerie prépare l’attaque du col de la Chipotte, le bataillon pousse une compagnie aux Fermes du Haut des Chênes, à 1500m à l’Est de Lary Fontaine, qui a pour mission d’occuper les clairières et de s’opposer à toute incursion de l’ennemi de ce côté. Dans la soirée le bataillon les rejoint. Le 30, le bataillon se porte à la passée du renard où il reste en réserve ; le lendemain il part s’établir au Nord du Haut du bois, à cheval sur la tranchée des fermes du Haut des Chênes puis le 1er septembre, occupe les fermes du Château et est en liaison avec deux bataillons de chasseurs. Le 2, la 7e et 8e compagnies partent au Haut du bois où il vient d’arriver un détachement de 250 hommes pour renforcer le bataillon. Il est chargé de la défense des cols du Haut du Bois et de Barrémond. Le 3, le bataillon assure la sécurité du Haut du Bois, deux compagnies (8e et 9e) partent aider à l’offensive du col de Barrémond, la batterie qui occupe le col est canonnée par des obusiers, aucun dégât matériel n’est à déploré et il y a quelques blessés. L’ennemi semble cependant progresser sur le col de Barrémond, toutes les troupes présentent dans le secteur sont engagées et l’ennemi est enfin repoussé dans la direction de Neuf Etang. Vers minuit, une fusillade sur tout le front se fait entendre ainsi qu’une canonnade dans la direction de Bru et une attaque à la baïonnette en direction de la Salles, Saint-Rémy. La nuit est passée dans les tranchées, vers midi, la 10e compagnie est envoyé aux Basses Pierres ; la journée est passée à réaliser des travaux de défenses sur les tranchées. Le 5 septembre, une violente fusillade se fait entendre en direction de La Salle, une compagnie qui est alors à Basses Pierres doit se replier avant de reprendre ses emplacements au carrefour des chemins de La Salle – Haut du Bois – Basses Pierres. Le 6, le groupe auquel appartient le bataillon est chargé d’arrêter les tentatives de l’ennemi dans la direction de l’Ouest ; la 10e compagnie disposant d’un peloton de la 7e reçoit l’ordre de rejeter l’ennemi au-delà des Basses Pierres de façon à pouvoir occuper le hameau. La 10e et 7e compagnie partent dans la direction de La Salle et se heurte, à deux kilomètres du Haut du Bois, à un détachement allemand fortement retranché. Après plusieurs tentatives pour enlever ces retranchements, elles ne peuvent conserver que les portions d’approche. Deux compagnies sont alors en soutien d’artillerie au col du Haut du Bois et deux autres sont pour la sécurité éloignée. Le bataillon qui devait aller cantonner à Autrey est maintenu au col du Haut du Bois. Le 8 septembre, l’ordre du jour est de coopérer à une action du 14e corps d’armée vers La Salle pour enlever à l’ennemi Tibonpré, la maison forestière des Basses Pierres, l’Ouest de la maison forestière de La Salle. Le bataillon attaque alors de l’Ouest à l’Est, la lisière Ouest des Basses Pierres ; un bataillon du 159e régiment d’infanterie s’occupe de la maison forestière des Basses Pierres et un autre bataillon le hameau Le Rin en avant de La Salle. La 8e compagnie est laissée comme garnison au col, les 9e et 10e compagnies occupent la partie Ouest de Basses Pierres face à l’Est, la 7e est en réserve au Châlet. Le détachement des patrouilles détermine une violente canonnade sur tout le front ; l’attaque qui devait être exécuter par la 53e brigade n’a pas lieu et deux compagnies sont laissées en surveillance aux Basses Pierres et une autre ramenée au col.

Vosges haute alsace w 1

Jules est mort le 8 septembre 1914 au col du Haut-du-Bois d’après un jugement déclaratif du 12 mai 1921. Rien n’indique, sur le journal de marches et d’opérations ce qu’il s’est passé et de quoi il est mort. Il repose au cimetière de Fleury avec son frère dans le caveau familial. 

Le 31 janvier 1916, un secours de 150 francs est accordé à sa mère. A titre de comparaison, un obus de 120, en mai 1917 coûte 120 francs et équivaut à 30 861 € d’aujourd’hui.  

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A noter que les photos de Jules et Louis n'ont malheureusement pas survécu au temps.

Les déplacements de Jules durant la guerre

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