LESOUPLE Jules Serge

Lesouple jules serge

Il né le 7 octobre 1875 à Fleury, fils de LESOUPLE Maximilien et de GOUSSE Mélanie. Marié le 26 novembre 1904 à Sèvres (92) avec MERGNAT Marie. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

Jules arrive le 3 août 1914 au 38e régiment d’infanterie territoriale qui se trouve alors à Montargis et attend le 5 au soir pour partir au front. Il quitte Montargis par trois échelons d’enlèvement, pour être dirigés sur la place d’Epinal. Il est cantonné le 7 à Chaumousey, Girancourt et Roulon. Il s'occupe à l'organisation complémentaire de la défense du secteur qui lui est confié et exécute, sous la direction du génie, des travaux de fortification (tranchées, redoutes, réseaux de fil de fer, etc.), prête son aide aux cultivateurs pour la moisson et la rentrée des récoltes, et prend part à des exercices de détails ayant pour but la remise en main. Le 22 août, la voix du canon se fait entendre dans le Nord ; l'ennemi s'avance. Les travaux de défense reprennent ; la canonnade se rapproche, les Allemands tentent de prendre Épinal à revers, ils échouent dans la forêt de Charmes. L'état-major, la compagnie hors rang et les 1er et 3e bataillons exécutent à Charmois-l'Orgueilleux, Mesnil, Harol et Agémont une manœuvre de deux jours ayant pour but de les aguerrir et de faire fonctionner les différents services. Du 20 septembre au 12 octobre, le 2e bataillon est détaché du corps ; la 3e compagnie est détachée au Void de Girancourt pour assurer les services qu'assurait ce bataillon. Le 20 septembre, le 2e bataillon (moins la 2e section de mitrailleuses et une section de la 8e compagnie restée au fort du Tiéra), s'embarque à Épinal : il est rattaché à la 2e division d'infanterie du corps d'armée provisoire de la 1re Armée pendant huit jours, puis à la 41e division d'infanterie du groupement des Vosges, et cantonne à Etival, près Raon, puis à La Neuveville-lès-Raon. Sous la direction du génie, il exécute des travaux de défense sur la rive gauche de la Meurthe, sur le front de Saint-Rémy-la-Salle, les Jumeaux, puis sur le front Thiaville – La Pierre-d'Appel. Le 12 octobre, il reprend son cantonnement du Void de Girancourt. Le régiment continue les travaux de défense et d'entraînement. Du 25 octobre au 29 novembre, la 9e compagnie a été détachée du corps, rattachée à la 66e division d'infanterie pour exécuter des travaux rudes et pénibles de déboisement, établissement de tranchées dans le roc, déblaiement de neige d'abord à l'Altenberg (Alsace), puis à la Schlucht. Elle a eu la joie de présenter les armes au poteau frontière et de fouler la terre d'Alsace reconquise. Du 27 novembre au 2 janvier 1915, le 1er bataillon est détaché du corps. Le 27 novembre, ce bataillon, gagne par étapes La Neuveville-lès-Raon. Pendant deux jours, rattaché à la 41e division d'infanterie, il exécute des travaux sur la rive gauche de la Meurthe, au Sud de la tête de pont de Raon-l'Étape. Puis, passant à la 71e division d'infanterie, il exécute avec la 151e brigade, puis avec la 141e brigade, des travaux de défense sur la rive gauche de la Meurthe, de Thiaville jusqu'à Moncel, près Baccarat. Le 20 décembre, il relève un bataillon du 37e régiment d'infanterie territoriale au Nord de Baccarat, cantonne à Badonviller, Vacqueville, Brouville et Hablainville, et coopère avec les régiments actifs au service des avant-postes, prend part à des patrouilles et à des reconnaissances. La 1e compagnie, en collaboration avec le 309e régiment d'infanterie, prend part à cinq reconnaissances à Fomboulard, la Boudouse et Bousson, faisant un prisonnier à l'ennemi. La 2e compagnie aide le 217e régiment d'infanterie à assurer le service des avant-postes. La 3e compagnie, en collaboration avec le 221e régiment d'infanterie, prend part à deux opérations de ravitaillement à Saint-Martin et Blémerey, à deux reconnaissances et à une importante opération sur Chazelles et le château de la Grande-Seille.

Le 31 décembre, il est relevé par un bataillon du 43e régiment d'infanterie territoriale et regagne par étapes Chaumousey, le 2 janvier, ayant fait bonne contenance sous le feu, montré beaucoup d'entrain et de fermeté, et conservé un moral excellent en dépit des fatigues réelles. A leur tour, l'état-major du régiment, la compagnie hors rang et le 3e bataillon sont détachés pour un mois et quittent Chaumousey et le Roulon le 23 décembre, et sont rattachés à la 71e division d'infanterie. L'état-major et la compagnie hors rang cantonnent successivement à Clézentaine, Moyen et Saint-Clément. Le 3e bataillon, après avoir cantonné pendant quelques jours à Clézentaine, se partage les cantonnements de Moyen, Fraimbois et Laronxe, exécute des travaux de défense sur la rive gauche de la Meurthe, puis détache aux avant-postes des sections à Bréménil et Manonviller. A Domjevin, un petit poste fourni par une section de la 11e compagnie est attaqué par des forces supérieures ; le sergent CHENU, de la 10e compagnie, chef de poste, met en fuite une patrouille allemande. Le 20 janvier 1915, état-major, compagnie hors rang et 3e bataillon regagnent leurs cantonnements d'origine Chaumousey et le Roulon, après avoir reçu les félicitations du général commandant la 71e division. Le régiment continue son entraînement et des travaux de défense de la place d'Épinal pendant quelque temps, mais il ne tarde pas à rejoindre les régiments de réserve et prendre sa place aux avant-postes en Lorraine. Le 19 janvier, le 2e bataillon va cantonner à Rambervillers, en réserve de la 71e division d'infanterie ; le 8 février, il se joint au 1er bataillon pour aller cantonner le premier à Vacqueville - Sainte-Pôle et le second à Merviller - Montigny (l'état-major et la compagnie hors rang restent à Merviller). Ces deux bataillons relèvent, dans le sous-secteur de la 141e brigade, le 217e régiment d'infanterie. Le 3e bataillon vient à son tour le 28 février. Ce sont alors des reconnaissances quotidiennes, des prises de contact avec l'ennemi. Les 19, 27 et 28 février, le corps fait ses premières pertes ; il est exposé également à de sérieux bombardements. Le 21 mars, le 38e régiment d'infanterie territoriale est rattaché à la 2e division de cavalerie. L'état-major, la compagnie hors rang et les 2e et 3e bataillons glissent un peu sur la gauche, mais reviennent quelques jours après dans leur ancien secteur, à l'exception de l'état-major et de la compagnie hors rang qui vont à Baccarat jusqu'au 2 mai, date à laquelle ils viennent cantonner à Merviller. A cette date, les trois bataillons ont chacun deux compagnies aux avant-postes, une compagnie en soutien à deux kilomètres en arrière, dans les villages évacués, et une compagnie plus à l'arrière au repos. Exposé au feu de l'artillerie ennemie, le corps subit des pertes qui n'entament en rien son moral ; le 25 avril, notamment, un projectile tue à Montigny le sergent-major DUPERRIER, le sergent-fourrier JALUZOT, un homme, POINLOUP, et blesse six militaires, dont un sous-lieutenant et un adjudant.  A compter du 2 mai, le corps est rattaché à la 142e brigade. Le 16 mai, la compagnie de mitrailleuses est constituée au moyen des trois sections de bataillon. Le 1er septembre, un peloton des sapeurs-pionniers bombardiers est mis en place ; les bombardiers restent jusqu'à nouvel ordre dans leurs compagnies, les pionniers sont mis à la disposition des commandants des sous-secteurs pour coopérer aux travaux de défense. Pendant quatorze mois, le 38e régiment d'infanterie territoriale tiendra les tranchées de première ligne en avant de Baccarat : deux compagnies du 3e bataillon au Grand-Bois, deux compagnies du 1er bataillon à Ancerviller et deux compagnies du 2e bataillon au Bois Lecomte ; trois compagnies sont en cantonnement d'alerte à Sainte-Pôle, Montigny et Mignéville, soumis à des bombardements assez intenses ; les autres compagnies sont au demi-repos à Vacqueville, Merviller et Reherrey. Le 1er et le 3e bataillons coopèrent à la défense avec le 221e régiment d'infanterie et le 2e bataillon par alternance avec le 217e régiment d'infanterie et le 309e régiment d'infanterie ; ils sont au point de vue tactique sous les ordres des lieutenants colonels commandant ces régiments. Les relèves ont lieu en moyenne tous les six jours.

A compter du 8 janvier 1916, le dispositif varie : Un bataillon aux avant-postes dans le sous-secteur de droite : Grand-Bois et Ancerviller ; Un bataillon dans le sous-secteur de gauche : Bois Lecomte et Bois Banal : Un bataillon au repos ; relève tous les six jours. Le commandement désirant voir les bataillons territoriaux prendre un repos complet, ce repos est pris à Glonville, sur la rive gauche de la Meurthe : dix jours pour le 2e bataillon, vingt jours pour le 1er bataillon et quinze jours pour le 3e bataillon. L'état-major et la compagnie hors rang y cantonnent également du 30 janvier au 7 mars. La relève de la 3e compagnie, dans la nuit du 30 au 31 janvier, à Ancerviller, se fait sous un violent bombardement ; La période de repos partiel est terminée le 7 mars et, après quelques fluctuations, les trois bataillons reprennent leurs anciens emplacements d'avant janvier. Le 10 février, le corps passe au 7e bataillon du 85e régiment d'infanterie territoriale (bataillon d'étapes) et le 30 mars les militaires des classes 1890, 1891 et 1892 sont envoyés au 87e régiment d'infanterie territoriale en échange des militaires des classes 1893 à 1897. Du 27 mai au 3 juin, le corps est retiré par bataillon du front de la 71e division pour être mis, au Nord de Lunéville, à la disposition de la 6e division de cavalerie (3e corps de cavalerie). Du 3 juin au 20 juillet, le régiment, tient les tranchées : les 1er et 2e bataillons dans le secteur de Bathelémont et le 3e bataillon dans le secteur d'Athienville. Le 20 juillet 1916, le régiment est rattaché à la 59e division d'infanterie, 117e brigade. Les 1er et 3e bataillons occupent les tranchées du quartier de Bauzemont et se relèvent entre eux ; le 2e bataillon est à la disposition du régiment actif du quartier de Valhey et tient les tranchées. Les relèves ont lieu en moyenne tous les dix jours. Le 24 août, la 10e compagnie fait prisonnier au point d’appui de Bures, un soldat du 7e Landwher bavarois. Le 26 août, l'ennemi tente un coup de main sur le point d’appui de la Marne, tenu par la 12e compagnie ; grâce aux dispositions judicieusement prises, cette attaque échoue, ne leur coûte que trois blessés. Le 22 septembre, création d'un groupe franc composé de deux sous-officiers, quatre caporaux et trente-six hommes, volontaire, dans le but de harceler l'ennemi et tenter des coups de main. Le 1er octobre, la 59e division d'infanterie est relevée par 68e division d'infanterie, à laquelle se trouve rattaché le 38e régiment d'infanterie territoriale (136e brigade). Le 11, deux prisonniers russes s'échappent des lignes ennemies et se présentent au point d'appui de Bures. Le 18, les Allemands tentent un coup de main sur le point d'appui de Bures tenu par la 10e compagnie, coup de main minutieusement préparé. Devant le calme et le sang-froid des défenseurs, qui ont appliqué rigoureusement les consignes et fait un emploi rationnel des engins nouveaux, ce coup demain échoue. Le 24 novembre, le groupe franc tente un coup de main pour l'enlèvement d'un poste ennemi ; reçu à coups de grenades, il ne peut réussir. Pendant quatorze jours, le 38e régiment d'infanterie territoriale est rattaché au 40e corps d'armée ; mais à la date du 26 décembre, la 68e division d'infanterie, à laquelle est rattaché le 38, devient à nouveau indépendante et relève directement du détachement d'armée de Lorraine, plus tard dénommé VIIIe Armée.

Le 3 janvier 1917, le groupe franc tend une embuscade, surprend, en avant de Parroy, un poste d'écoute allemand et fait prisonnier deux hommes, dont le gefreite qui le commandait. Le 17 janvier, le point d'appui de la Digue et, le 31, le point d'appui des Jumelles sont soumis à de très violents bombardements ; l'attitude des troupes occupantes : 4e compagnie, d'une part, 5e et 8e, d'autre part, leur vaut de chaleureuses félicitations du chef de corps. Le 6 févrie, après un violent bombardement, l'ennemi, par surprise, en empruntant la glace de l'étang de Parroy, parvient à s'infiltrer dans les boyaux du point d'appui de la Digue, tenu par la 4e compagnie et une section de la 2e compagnie de mitrailleuses. La 4e compagnie réoccupe promptement les tranchées de première ligne momentanément conquises par l'ennemi, dont les forces ont été évaluées à deux compagnies. Le 16 mars, avec un effectif sérieux, l'ennemi tente un nouveau coup de main sur la point d'appui de la Marne, tenu par la 1re compagnie et une section de la 2e compagnie de mitrailleuses.

Chemin des dames premiere guerre mondiale site histoire historyweb 8

image d'illustration. Front du chemin des Dames.

Jules est mort le 16 mars 1917 au point d'appui de Bures par un obus reçu à la tête, qui le tua, ainsi que trois hommes. Son lieu de sépulture reste inconnu.

Il est cité à l’ordre de l’infanterie divisionnaire n°60 du 9 mai 1917 : « Le caporal LESOUPLE remplissant les fonctions de sergent au moment d’une alerte le 16 mars 1917, s’est porté sous un violent bombardement plusieurs fois dans la tranchée du poste téléphonique pour renseigner son chef de section. A été tué par éclat d’obus au moment où il sortait du poste pour se rendre à la tranchée. Très bon gradé dévoué. » Il a reçu pour ce fait une croix de guerre avec étoile de bronze (exemple ci-dessous).

Citation pour la médaille militaire au journal officiel du 5 novembre 1920 « très bon gradé, dévoué. Remplissant les fonctions de sergent au moment d'une alerte, le 16 mars 1917, s'est porté sous un violent bombardement plusieurs fois dans la tranchée au poste téléphoniste pour renseigner son chef de section. A été tué par un éclat d'obus au moment où il sortait du poste téléphoniste pour se rendre à nouveau à la tranchée ». 

Cdg 1 etoile bronzeMedaille militaire

Les déplacements de Jules durant la guerre

Sources

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