GENETRE Raoul Fernand

Genetre raoul

Il né le 9 octobre 1886 à Chevannes (89), fils de GENETRE Armand et GODARD Elisa. Marié le 12 septembre 1903 à Fleury avec BONNEROT Jeanne Alice Fernande. Avant la guerre, il travaillait comme tourneur de bois.

Raoul arrive le 3 août 1914 au 346e régiment d’infanterie basé à Toul où il est cantonné à la place forte pour faire soit des corvées soit des exercices car étant réserviste comme beaucoup du régiment il faut réapprendre la vie de soldat. Le 21 août ordre est donné d'empêcher l'ennemi de passer par la montagne St Geneviève et de garder les ponts de la Meurthe jusqu'à début septembre mais il faut repartir sur Toul. Le régiment est cantonné dans les bois proches de Lironville et le 22 une attaque est lancé, les mitrailleuses allemandes qui sont dans d'autres bois répondent par un feu nourri et l'artillerie de 75mm française n'arrive pas à les déloger et le soir toute les premières lignes durement gagnées sont réoccupées. Jusqu’au 31 octobre, ils s'organisent un front défensif dans la région de Lironville car il n'y a que très peu de combat. Dès décembre, de nombreuses attaques sont lancées afin de faire reculer les allemands et un changement de secteur s'effectue afin de se rendre vers Montauville pour une nouvelle offensive. Elle permet de reprendre, après plusieurs jours intenses, de reprendre la maison forestière du Père Hilarion et la source qui permet un réapprovisionnement en eau et est utilisée par les cuisines roulantes. 

Le régiment reste dans le secteur jusque début février 1915 où un bataillon fait la relève d'une autre unité dans le secteur très agité du Quart-en-Réserve : bombardements, actions de patrouilles et guerre des mines. Fin mars et début avril une attaque est tentée sur la ligne allemande qui comporte de nombreux blockhaus et après deux jours intenses, de lourde perte dû à l'artillerie allemande, le résultat est de quelques mètres gagnés. Pendant près de deux mois, le régiment va occuper les secteurs de Vilcey-sur-Trey et du Mouchoir, organisant et améliorant les positions, harcelant l'ennemi, subissant lui-même de fréquents bombardements, période coupée seulement de très courts repos. Mi-août, le régiment est relevé du Bois-le-Prêtre, pour jouir enfin d'un repos bien gagné et le 19 septembre repart dans ce même bois.

Ce n'est que le 12 juillet 1916, que le régiment est définitivement relevé du Bois-le-Prêtre pour une période d’instruction et d'entrainement afin de se préparer à combattre sur Verdun. Le 15 juillet, Raoul est nommé sergent. Le 18 août, les camions les emmènent sur Verdun et le lendemain, un bataillon occupe le secteur de la Montagne en avant du tunnel de Tavannes, un second dans la zone du Chenois où il faut occuper le "fortin" durement gagné aux allemands et que ces derniers veulent reprendre. Dût à une forte présence d'artillerie dans la zone, le régiment subit de nombreuses pertes et l'infanterie allemande fait de nombreuses contre-attaques afin de reprendre le fortin mais sans succès. Début septembre une attaque est en préparation pour préparer un assaut le mois suivant, elle vise à préparer le terrain pour reprendre le fort de Vaux et le fort de Douaumont mais l'ennemi est plus rapide et attaque en premier. Le régiment ne faiblit pas et arrive à prendre la première et la deuxième tranchée allemande ce qui était l'objectif, la grande attaque est donc maintenue. La deuxième attaque est lancée quelques jours après et c'est un succès, de nombreux allemands sont prisonniers mais le lendemain, la contre-attaque est terrible, ce qui force les français à reculer jusqu'à leur ancien point de départ. Une deuxième contre-attaque force encore le régiment à reculer mais les généraux n'attendent pas l'arrivée des renforts et lance l'attaque qui permet de reprendre les deux lignes perdues, l'objectif est rempli. Fin septembre, le régiment part pour la région de Baccarat, dans un secteur bien plus calme afin de travailler aux organisations défensives jusqu'au mois de mai.

Baccarat

Raoul est mort le 26 octobre 1916 à l’hôpital 105 d’Amiens. Le journal de marches et d’opérations ne permet pas de savoir exactement ce qu’il s’est passé et quand il a été évacué. Il repose au cimetière de Fleury.

Le 8 décembre 1916, un secours de 200 francs est accordé à sa veuve, Jeanne. A titre de comparaison, un obus de 120, en mai 1917 coûte 120 francs et équivaut à 30 861 € d’aujourd’hui.

Genetre raoul 1

 

Les déplacements de Raoul durant la guerre

Sources

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