ESCLAVY Georges

Esclavy georges

Il est né le 23 mars 1887 à Fleury, fils de ESCLAVY Napoléon et GUIMANT Marie Rosalie. Marié le 18 avril 1911 à Saint-Cyr-les-Colons avec PICHON Olympe. Avant la guerre, il travaillait comme boucher.

Georges arrive le 4 août 1914 au 282e régiment d’infanterie, comme soldat première classe, qui se trouve à Montargis. Il part le 9 août pour Saint-Mihiel et cantonne à Buxerulles et Woinville et se couvre par des avant-postes sur la ligne des Hauts-de-Meuse qu'il met en état de défense. Le 16 août, il prend les avant-postes en avant de Pannes alors que ceux ennemis sont signalés sur la ligne Doncourt-Tronville-Les Baraques. Le 18, reste en réserve à Beney et à Xammes pendant que l’ennemi menace Pont-à-Mousson ; le 23, deux compagnies du régiment sont envoyées à Jaulny. Le 25, il se porte vers le Nord, en direction de Conflans-en-Jarnisy et un bataillon passe le Longeau et prend position dans le bois situé au Nord-Ouest de cette localité et reçoit quelques coups de canon, un autre bataillon se déploie face à l’Est mais ne peut atteindre l’Yron. Le 27, le régiment est embarqué à Saint-Mihiel pour se rendre dans le Nord, débarque vers Montdidier le lendemain et cantonne à Laucourt. L’ordre de repli est reçu et le régiment se retrouve en réserve et pendant plusieurs jours à changer de cantonnement pour défendre les portes de Paris (Breuil-le-Sec puis un repli les mènent vers Luzarches). Ce n’est que le 6 septembre que l’offensive est reprise, les premiers coups de feu sont reçus au Nord de Marcilly, le régiment progresse vers la cote 115 malgré le feu de l’artillerie. L’attaque est donnée mais elle se heurte à un talus très élevé couronné par des mitrailleuses, en quelques minutes plus de 300 tombent et après deux tentatives, le repli est ordonné à la tombée de la nuit et le régiment bivouaque à la ferme Saint-Michel. Le 8 septembre, l'ennemi se retire ; le mouvement en avant est repris, mais la brigade est arrêtée sur la rive droite de la Thérouanne par le tir de l'artillerie lourde. Le régiment subit des pertes sensibles ; un bataillon parvient cependant à gagner la cote 124, qui domine Étrépilly. Le régiment bivouaque à l'Est de la ferme Saint-Gobert et organise la position La Râperie - cote 124. Le lendemain, il est de nouveau soumis à un bombardement d'artillerie lourde. Le 10, l'offensive est reprise et le soir, le régiment bivouaque aux abords de Rouvres. La marche en avant continue les jours suivants, par Antheuil, ferme Bourg-Fontaine, Dampleux. Le régiment cantonne successivement le 11 à Dampleux, le 12 à Chaudun, le 13 à Vauxbuin. Le 14 septembre, le régiment, en réserve, met en état de défense la Verrerie de Vauxrot. Le 15, deux compagnies sont envoyées en reconnaissance dans la direction de la cote 129, elles sont bientôt arrêtées par le tir de mitrailleuses et perd presque 30 hommes tués ou blessés. Le 17 septembre, le régiment reçoit l'ordre d'enlever la cote 129, doit s'emparer de la partie du village de Cuffies encore occupée par l'ennemi. Le régiment atteint son objectif et arrive à 100 mètres des retranchements ennemis, mais, par suite du recul du régiment voisin, il est obligé d'abandonner les positions conquises et de revenir à la Verrerie. Le lendemain, l'attaque est reprise, mais l'ennemi s'est renforcé et le régiment ne peut déboucher du parc. Le 19, le régiment quitte la Verrerie et va cantonner sur la rive gauche, à Soissons et Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à la mise en défense de la Montagne de Paris et organiser une ligne de repli sur le front Ressons-Montois. Le 28, le régiment repasse l'Aisne, un bataillon en ligne à Cuffies, l'autre à la Verrerie. Le 30, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer sur le front de Cuffies ; une compagnie progresse jusqu'au petit bois à l'Est de Cuffies mais, le soir, le terrain gagné doit être abandonné, la droite n'ayant pu progresser. Dans la journée du 4 octobre, des reconnaissances parviennent dans le village de Cuffies et sur la croupe au Nord-Est, sans rencontrer l'ennemi ; le soir, ces deux points sont réoccupés. Une attaque est décidée pour le lendemain, un bataillon a comme objectif le village de Cuffies, puis la croupe au Nord-Est ; l’autre bataillon, le Mont de Cuffies. A 18 heures, le village et le Mont de Cuffies sont atteints, mais l'ennemi ayant réoccupé le village et le 6e bataillon étant soumis à un violent bombardement, les positions de départ sont reprises. Le 7 octobre, le régiment va cantonner à Villeneuve, Belleu, Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à l'organisation du secteur compris entre le confluent de la Crise et le chemin de Venizel à Billy. Le 13, le régiment part en première ligne, dans le secteur de l'Aisne, à la Montagne-Neuve. Il est ensuite relevé et va alterner le service aux tranchées et le repos entre le 14 octobre et le 12 novembre. Le 12, un bataillon se porte à Vauxbin sur Crouy et reçoit comme objectif le bois au Sud-Ouest de la ferme de Sous-Perrières ; deux compagnies qui sont en première ligne sont accueillies par un feu violent d’infanterie et d’artillerie. Une des compagnies parvient à progresser quelque peu, mais ne peut atteindre son objectif. Pendant la nuit, le terrain conquis est organisé ; le bataillon est relevé le 13 au soir et reprend son cantonnement. Le régiment alterne tous les quatre jours entre les tranchées et les cantonnements du 15 octobre jusqu’à la mi-janvier 1915.

Le 11 janvier est ponctué par une violente canonnade et le 12 les allemands attaquent, les défenseurs sont soumis à l’infanterie et aux mitrailleuses puis à l’artillerie. Durant toute la journée, la position est défendue, un repli est effectué face à l’abondance ennemie mais les renforts arrivent et permettent de reprendre la tranchée. Le lendemain est employé à la réorganisation des unités, qui pendant la bataille, se sont mélangées et durant la nuit le régiment part cantonner à Missy-aux-Bois. De la fin janvier à début mai, le régiment connait de nouveau l’alternance entre repos et tranchée. Le 9 mai, le régiment s'embarque à Longpont, et débarque le lendemain à Frévent. Après avoir cantonné à Tincques, il se rapproche des lignes ; un bataillon se rend aux abris Mathis et l’autre à la Faisanderie. Le 13 mai, le 5e bataillon se rassemble dans la tranchée des « Arabes », au Sud-Ouest de Notre-Dame-de-Lorette. Il a pour mission de s'emparer du fortin de la Blanche-Voie (éperon Sud-Ouest de Notre-Dame-de-Lorette). L'attaque était prévue pour 17 h.30, mais deux hommes, seuls survivants d'une reconnaissance, rendent compte que le front est garni de nombreuses mitrailleuses. D'autre part, la préparation d'artillerie étant complètement insuffisante, l'attaque est remise au 14. Bien que la préparation d'artillerie soit encore très insuffisante, dans l'après-midi, un bataillon se précipite à l'assaut de la position ennemie, sous un feu terrible d'artillerie et de mousqueterie ; dans cette situation, il subit des pertes considérables mais arrive à prendre le retranchement principal de l’ennemi. A la tombée de la nuit, la ligne se renforce d'un grand nombre d'hommes, ce qui permet de s'organiser plus solidement. Bientôt l'ennemi contre-attaque vigoureusement, mais, grâce aux deux sections de mitrailleuses, il est immédiatement repoussé. Pendant le reste de la nuit, le terrain conquis est organisé sous une pluie de projectiles d'artillerie et de mitrailleuses. Pendant ce temps, le 6e bataillon, soumis à un bombardement violent, éprouve des pertes sensibles ; à 19 h.30, il se porte dans la direction de l'éperon Sud-Est de Notre-Dame-de-Lorette et y creuse des tranchées. Le 15 mai, à 2 heures, l'ennemi, débouchant en masses compactes de la Blanche-Voie, contre-attaque de nouveau les positions un bataillon. Les deux sections de mitrailleuses tirent sans discontinuer pendant 20 minutes. Les vagues d'assaut ennemies sont fauchées au fur et à mesure de leur arrivée. La contre-attaque était brisée et laissait 800 cadavres environ sur le terrain. Pendant la journée, le 5e bataillon perfectionne l'organisation de la position qui domine et prend d'enfilade les tranchées allemandes. Une nouvelle attaque des positions ennemies, prévue pour le 17 à 13 heures, ne peut déboucher en raison des défenses accessoires dans lesquelles l'artillerie n'a pu créer de passages. Le 19 mai, le régiment, épuisé, est relevé, sauf deux compagnies qui entendront le 22, et mis en réserve à la Maison Forestière. Dans la journée du 26, le régiment relève des éléments de deux autres régiments, dans la région au Sud de Notre-Dame-de-Lorette. Il consolide la position sous un bombardement violent. Une reconnaissance, envoyée le 28 à 20 heures, est accueillie par une vive fusillade. Une compagnie construit des tranchées de départ le long des haies qui se trouvent sur les pentes Sud-Est de Notre-Dame-de-Lorette. Le 29, le village d'Ablain-Saint-Nazaire est enlevé. Le 30, deux compagnies attaquent l'emplacement de la sucrerie de Souchez. La préparation d'artillerie n'ayant produit aucun effet sur les défenses accessoires, elles ne peuvent progresser que de quelques mètres. Elles s'accrochent au terrain et construisent dans la nuit une parallèle bientôt réunie à la tranchée de départ. Le 1er juin, deux compagnies appuyées d’un bataillon d’un autre régiment tentent une attaque mais à cause d’un manque de préparation ne peut déboucher. A partir du 2, les compagnies sont relevées petit à petit et la période de repos dure jusqu'au 15 juin, date à laquelle le régiment se rend à Grand-Servins, puis au bivouac sur la chaussée Brunehaut. Le 18, le régiment vient occuper, le sous-secteur Nord, depuis le château de Carleul jusqu'au cimetière de Souchez. La première ligne occupe la route de Béthune. Dès le 19 au soir, une compagnie tente une attaque sur l'îlot de maisons au Sud de Souchez et sur le boyau de Bavière ; accueillie par une violente fusillade, elle gagne cependant quelque terrain et fait 3 prisonniers. Le 21 juin, l'attaque est reprise. A 14 heures, sans préparation d'artillerie, deux compagnies tentent de sortir ; elles sont arrêtées par un feu des plus violents. Dans la nuit, elles sont relevées par deux autres compagnies. Dans la nuit du 22, une compagnie parvient à s'emparer d'un élément de tranchée au Nord du boyau de Bavière et à 23 h.30, une contre-attaque allemande est repoussée. Le régiment est relevé le 28 juin dans la et va cantonner à Béthonsart. En raison du bombardement violent, une des compagnies ne peut être relevée que deux jours plus tard. Le 5 juillet, le régiment remonte en ligne pour quatre jours. Il occupe le même secteur jusqu'au 23 septembre, par périodes de quatre ou cinq jours, alternant avec des périodes de repos de huit jours à Mingoval ou Béthonsart. Le 24 septembre, le régiment quitte Béthonsart et se porte en réserve de brigade ; un bataillon en tête a deux compagnies à la parallèle Cardot, les deux autres à la route de Béthune. Deux compagnies du second bataillon prennent position à la parallèle de Carency, les deux autres à la parallèle Dalila. Le 25 septembre, à 2 heures, l'attaque se déclenche. Le régiment suit le mouvement des deux autres régiments. Le premier bataillon atteint la tranchée des Pylônes, le second la route de Béthune. Mais les régiments de première ligne n'ayant pu enlever complètement leurs objectifs, le 282e reprend à 23 heures ses emplacements primitifs. Le 26 à 21 heures, le régiment fait une relève sur les positions conquises. Un bataillon en première ligne, l’autre en réserve. On travaille à l'organisation du terrain. Le 28 septembre au petit jour, une reconnaissance, constate que le saillant de l'Ersatz a été évacué par l'ennemi. Les compagnies de première ligne se portent en avant et occupent les emplacements abandonnés. Ordre est donné d'attaquer à 13 h.30 la tranchée d'Odin. L'assaut est donné par un bataillon et deux compagnies du deuxième. Les deux autres compagnies restent en soutien dans la parallèle de départ. Après un parcours de 300 mètres, la progression est enrayée par un feu violent de mousqueterie et de mitrailleuses. La fusillade s'étant ralentie, les compagnies repartent à l'assaut. Devant l'impétuosité de cette nouvelle attaque qui progresse rapidement, un grand nombre d'Allemands cessent la résistance, sortent de leurs tranchées et se rendent. Les troupes d'assaut prennent pied dans la tranchée d'Odin, bientôt rejointes par les deux compagnies de réserve. Plus de 200 prisonniers tombent entre les mains françaises et le régiment organise la position conquise. Dans la matinée du 29, à 3 heures, le régiment subit le choc d'une contre-attaque menée avec acharnement par les troupes de la Garde. Un combat terrible se livre au fusil, à la grenade et à la baïonnette. Pendant ce rude combat, l’avant-ligne de petits postes est obligée de se replier dans la tranchée d'Odin, où le régiment se maintient malgré de lourdes pertes. Les Allemands se retirent au petit jour. Le régiment a conservé ses positions, qu'il continue à améliorer jusque dans la soirée où il est relevé et part cantonner à Camblain-l’Abbé. Le 1er octobre, Georges est promu caporal. Du 3 au 8 octobre, service aux tranchées ; le régiment, en soutien, occupe l'ancienne première ligne française et une partie de l'ancienne première ligne allemande conquise. Du 10 au 17 octobre, période de repos où il cantonne à Mingoval et à Villers-Châtel. Le 18, le régiment quitte ses cantonnements pour prendre le service aux tranchées, dans le sous-secteur de gauche ; les unités travaillent à l'organisation des positions conquises. Le 21 octobre, à 16 heures, une compagnie qui est en réserve, reçoit l'ordre de s'emparer d'un élément de tranchées reconnu la veille. Trois sections partent à l'attaque brusquement, malgré un violent feu de mousqueterie et de grenades. Une sape est aussitôt commencée reliant cet élément de tranchée à la parallèle Saint-Germain. Le 22, continuation des travaux, dans la soirée les Allemands attaquent à la grenade et sont repoussés. Le 24 à 4 h.30, les Allemands renouvellent leur tentative de la veille et sont encore repoussés. Pendant toute la nuit, vive fusillade et lutte de grenade. Le 26, dans la soirée, violente lutte de grenade puis après une heure d’acharnement le régiment est relevé et va cantonner à Mingoval et Villers-Châtel. Le 3 novembre, le régiment reprend le service aux tranchées dans le sous-secteur de droite ; un bataillon en première ligne, le second en réserve. La relève est très dure, les boyaux et tranchées étant devenus presque impraticables en raison des pluies. Les jours suivants sont employés à la réfection du secteur. Du 11 au 19, cantonnement à Mingoval et Béthonsart. Le 19, le régiment remonte aux tranchées, un bataillon en première ligne, le second dans les tranchées de seconde ligne. Le 22, relève, mêmes cantonnements que précédemment. Dans les derniers jours de novembre, le régiment est embarqué par voie ferrée à destination de la région de l'Aisne et débarque le lendemain à Fismes puis cantonnent à Magneux et à Villette ; le lendemain à Ville-en-Tardenois et Sarcy. Tout le mois de décembre est employé à des exercices et manœuvres de brigade et de division.

Du 7 janvier 1916 au 8 février, le régiment, cantonné à Prouilly et Pevy, travaille à l'organisation d'une deuxième ligne de défense. Le 9 février, il part dans le secteur Choléra-Gernicourt, un bataillon en première ligne, le second en réserve à Gernicourt et Bois-Blanc. Le 10 mars, à 6 h.30, les Allemands déclenchent un violent bombardement sur le secteur et les secteurs voisins. Ce bombardement, qui dure toute la journée et une partie de la nuit, faisant craindre une attaque, le régiment est alerté, mais aucune attaque ne se produit. Le 17 mars, les deux bataillons inversent les rôles. Le 23, le bataillon qui était en première ligne relève un bataillon d’un autre régiment dans le quartier de la Miette. Il est relevé le 14 avril par un bataillon d’un autre régiment et reprend ses positions à Gernicourt et Bois-Blanc. Le 25 mai, un ordre est reçu de dissoudre le régiment et est exécuté le 1er juin.

Georges se retrouve alors au 289e régiment d’infanterie.

Le journal de marches et d’opérations est introuvable entre mars 1916 et janvier 1918. L’historique n’est pas assez détaillé par rapport au régiment précédant.

Le régiment parti combattre dans le secteur de Verdun, il combat d’abord sur la cote 304. Les bombardements avaient nivelé le sol, les tranchées n’étaient que des suites de trous d’obus réunis tant bien que mal. Le ravitaillement en vivres et en munitions était difficile et peu assuré. Les tirs étaient violents et répétés ; aussi les garnisons de première ligne, exposées à être séparées du reste du monde pendant des jours et des nuits, montaient en lignes chargées d’un matériel considérable. Outre les armes et munitions, plusieurs jours de vivre, deux bidons pleins, des grenades, des fusées éclairantes, des sacs à terre, des outils de parcs, etc. A partir de Dombasle, les routes et les pistes étaient prises sous le tir des pièces à longue portée qui sur la rive gauche battaient les arrières. C’est dans ces conditions que le régiment s’installa sur le célèbre plateau. Sa mission était de tenir sur place, de ne céder un pouce de terrain et de l’organiser de son mieux. Pendant tout son séjour, l’ennemi n’avança pas d’une semelle ; au cours de fréquents combats de nuit, l’ennemi fut toujours repoussé. Sous les bombardements par obus et de torpilles, le terrain n’en fut pas moins organisé et lorsqu’après deux séjours en ligne, le régiment quitta la cote 304 en septembre, il laissait une position aménagée définitivement, des tranchées, des boyaux, des fils de fer en place, et même des abris. Après un repos à Condé-en-Barrois, le régiment passa sur la rive droite et pris position en face du fameux ouvrage de Thiaumont, sur la cote de Froideterre. Les allemands venaient de faire leur dernier effort offensif devant Verdun et déjà le régiment réagit. En vue de préparer la grande attaque du 23 octobre qui devait reprendre Douaumont, le régiment n’eut pas la gloire de participer à l’attaque, mais eut pour sa part la plus dure besogne. C’est lui qui aménagea les parallèles de départ dans la glaise détrempée, sous la pluie et sous les bombardements. La nuit, il avait à repousser des attaques ennemies à la grenade, mais le plus pénible fut ce long séjour de plus de 20 jours sous la pluie dans les tranchées inondées. Après cette période pénible, le régiment retourna sur la rive gauche, tenir un secteur dans le bois d’Avocourt. Sur la rive droite, il occupa tour à tour : Vacherauville, la cote du Poivre, Louvemont. Pas d’attaque à cette époque, les allemands évacuèrent leurs premières positions, et des reconnaissances poussées jusqu’au pied de la cote du Talou trouvèrent les tranchées abandonnées.

Avocourt

Georges est mort le 22 décembre 1916 à Avocourt. Il est impossible de retracer sa dernière journée.

Il fut d’abord enterré dans un cimetière provisoire (probablement Verneuil d’après l’écriture manuscrite) tombe 37, plaque 4 puis fut déplacé à Fleury-devant-Douaumont, à la Nécropole National de Douaumont, tombe 5101.

Esclavy georges 1 Esclavy georges 2

Merci à Brice Périn pour les photos

Les déplacements de Georges durant la guerre

Sources

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