COURTOIS Raymond Emile

Courtois raymond emile

Il est né le 6 janvier 1894 à Fleury, fils de COURTOIS Emile et de DUSSAUX Marie. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

Raymond est arrivé le 4 septembre 1914 au 158e régiment d’infanterie qui est en cantonnement à Guignecourt. Il part dans la soirée pour arriver à Planrupt et Frampas le 7 ; le 8 à Montmorency-Beaufort et Dampierre puis le 10 marche pour atteindre Sompuis où il rencontre l’ennemi. Les allemands engagent une fusillade puis lance une contre-attaque soutenue par l’artillerie, ce n’est qu’à la nuit tombée que les français attaquent mais le coup de sifflet l’ordonnant alerte l’ennemi qui répond par une fusillade, l’attaque est donc avortée. Ce n’est que le 11 que la marche reprend, suite à la retraite allemande, en direction de Suippes ; le 13 alors que le régiment rentre dans Souain, il est assailli par une violente fusillade et des tirs de mitrailleuses et part donc en arrière sur la première crète. Le 14 septembre, dans la nuit, l’attaque est lancée mais les fils de fer empêchent de rentrer dans les tranchées ennemies, ce qui provoque de nombreuses pertes, le repli est ordonné ; le lendemain il faut attaquer la cote 141 au Nord-Est de Souain mais dû à un côté non protégé, l’attaque est annulée mais le 19, après un cantonnement à Suippes, le régiment se rend dans les tranchées françaises et y reste plusieurs jours. Par la suite, le régiment part dans le Nord de la France et arrive le 3 octobre à Wavrin, entre Lille et Lens. Jusqu’au 12, les trois bataillons répartis sur un front de plus de 20 kilomètres doit protéger les débarquements d’autres unités et de tenir face à la cavalerie et aux bataillons de chasseurs de la garde prussienne, sur les ponts du canal de Douai. Du 6 au 10 octobre, une série de combats acharnés sont soutenus par les bataillons et même par les compagnies, isolés les uns des autres et menacés sans cesse d'encerclement. Le régiment combat ensuite dans le Pas-de-Calais ; avec les Anglais à Cambrin, puis aux abords de Vermelles, puis dans les tranchées de Noulette, où il repousse plusieurs attaques furieuses sans perdre un pouce de terrain. Le 1er novembre, deux bataillons sont enlevés en camions-autos et transportés à Reningelst, dans la région d’Ypres. C'est le moment où se prépare le plus formidable assaut de la bataille des Flandres. Pendant 25 jours, ils vont soit attaquer, soit défendre ; ils prendront part à trois actions différentes : Du 3 au 8 novembre, combat de Kemmel, attaque et défense du moulin de Spanbroke. Du 10 au 15 novembre, défense de Mont-St-Eloi, dans des tranchées pleines d'eau, sans aucune communication avec l'arrière, en butte aux attaques quotidiennes de l'ennemi. Du 16 novembre au 5 décembre, défense du secteur de Hooge où un nouvel ennemi, le froid, fera insidieusement son apparition et causera les premières fortes pertes par gelure de pieds. Le 5 décembre, il a part en réserve à Poperinge et fait des travaux de propreté et d’hygiène puis se rend le 9 à Aire-sur-la-Lys et à Camblain-Châtelain le 10 ; le 17 est à Houdain où il reste en réserve et effectue divers travaux jusqu’au 31 décembre où il part cantonner à Mingoval.

Yser

Raymond est mort le 4 janvier 1915 des suites d’une blessure de guerre à ambulance n°10 Elverdinge. Aucune information ne permet de savoir quand il a été évacué à l’ambulance. Il est enterré au cimetière de Fleury.

Courtois raymond emile tombe

Les déplacements de Raymond durant la guerre

Sources

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