BERRY René Louis Frédéric Hippolyte

Berry rene louis frederic hippolyte

Il est né le 21 janvier 1885 à Fleury, fils de BERRY César Hippolyte et FAGOTAT Irena Eulalie. Marié le 30 mars 1910 à Fleury avec MILLAUX Pauline Eugénie. Ils auront une fille et un fils ensemble : Simone Renée, née le 17 juillet 1912 et Paul René Eugène Hyppolyte, né le 29 novembre 1913. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

René arrive le 4 août au 282e régiment d'infanterie et quitte Montargis le 9 pour débarquer à Saint-Mihiel et cantonne à Buxerulles et Woinville et se couvre par des avant-postes sur la ligne des Hauts-de-Meuse et est en état de défense. Pendant plusieurs jours, le régiment va s’avancer de plus en plus jusqu’au 25 où l’ordre de repli est donné et va s’effectuer durant des jours jusqu’à atteindre Saint-Mihiel où le régiment part pour la Somme où il va connaitre le même sort : la retraite. Le 1er septembre, il travaille à la mise en état de la défense du secteur Planchardon ; il cantonne le soir à Breuil-le-Sec et le lendemain la retraite reprend. Durant quelques jours, il faut changer chaque jour de cantonnement et le 5 c’est la bataille de la Marne qui commence. Le régiment reçoit l'ordre de soutenir la 110e brigade engagée à Iverny. Un bataillon se porte dans la direction de l'Est. Il est bientôt pris en écharpe par des mitrailleuses ennemies postées à la sortie de Penchard. Les premiers hommes tombent. Un autre bataillon, en deuxième ligne, détache des fractions pour faire face à cette menace et le mouvement en avant est repris. En fin de combat, le régiment occupe la lisière Est d'Iverny et le chemin d'Iverny à Villeroy. Le 6 septembre, l'offensive est reprise, la progression va jusqu’à la cote 115, l’assaut est ensuite donné mais pendant la bataille, plus de 300 hommes tombent et après deux nouvelles tentatives il faut se replier aux abords de Monthyon. Le surlendemain, l’ennemi se retire, le mouvement est suivi par les français mais est stoppé sur la rive droite de la Thérouanne par le tir d’artillerie lourde, il y a des pertes mais le régiment continue sur Étrépilly puis le 10 et pendant plusieurs jours, les allemands reculent jusqu’à la Verrerie. Le 19, le régiment quitte la Verrerie et va cantonner sur la rive gauche, à Soissons et Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à la mise en défense de la Montagne de Paris. Le 28, le régiment repasse l'Aisne pour relever le 246e régiment d’infanterie un bataillon en ligne à Cuffies, l'autre à la Verrerie. Le 30, le régiment reçoit l'ordre d'attaquer sur le front de Cuffies, progresse jusqu’au petit bois à l’Est de la ville mais le soir, le terrain gagné doit être abandonné à cause du front à droite du régiment qui n’a pas pu progresser. Dans la journée du 4 octobre, des reconnaissances parviennent dans le village de Cuffies et sur la croupe au Nord-Est, sans rencontrer l'ennemi ; le soir, ces deux points sont réoccupés. Une attaque est décidée pour le lendemain pour reprendre le village et la croupe au Nord-Est, le soir les objectifs sont atteints. Le 7, le régiment est relevé et va cantonner à Villeneuve, Belleu, Vauxbuin. Les jours suivants, il travaille à l'organisation du secteur compris entre le confluent de la Crise et le chemin de Venizel à Billy. A partir du 13, le régiment alterne entre le front et le repos et ce jusqu’au 8-9 janvier où il attaque la cote 132 et enlève quatre lignes successives de tranchées en direction de Terny. Le 11 dans l'après-midi, une violente canonnade, dirigée sur la croupe 138 et le bois à l'Ouest du ravin de Cuffies, semble être le prélude d'une contre-attaque ennemie ; l’attaque est pour le lendemain. Elle est vigoureuse avec de l’infanterie, des mitrailleuses et ce n’est qu’après des heures de combats que les français se replient mais la contre-attaque arrive avec les renforts ce qui permet de reprendre le terrain perdu.

A partir du 13 janvier jusqu’au départ de René pour un autre régiment le 65e régiment d’infanterie, le 18 avril 1915, il alternera entre repos et tranchées sur le même secteur. René part alors vers Hébuterne où le régiment se tient depuis le début d’année. Début juin, le régiment prend part à l’offensive d’Artois et subit pendant huit jours une lutte acharnée, sous des bombardements d'une extrême violence. En juillet 1915, le 65e régiment d’infanterie, relevé par les Anglais, est dirigé vers la Champagne après un repos de quelques semaines à Crèvecoeur. Le régiment occupe d’abord le secteur de Mesnil-les-Hurlus, qu’il organise en vue d’une attaque mais c’est un secteur pénible car les allemands gênent continuellement les travaux avec l’artillerie. Le 25 septembre, l’attaque est lancée mais les mitrailleuses ennemies font rage, décimant les compagnies, dont certaines sont en quelques minutes réduites à quelques hommes. Pendant le mois d’octobre, le régiment attaque d’importantes positions ennemies : le trapèze, la courtine. Relevé le 4 novembre, le régiment, après un repos d'un mois près de Vitry-le-François, prend le secteur de Tahure, qu'il lui faut organiser en plein hiver, sous des bombardements fréquents et violents. Il quitte, le 18 avril, un secteur solide pour occuper, quelques jours plus tard, celui du mont Sans-Nom. Embarqué, le 27, à Saint-Hilaire-au-Temple, il débarque à Sainte-Menehould, pour se diriger, par étapes, sur Verdun. Le régiment monte en ligne peu de jours avant que l'ennemi commence sa puissante action offensive en direction de Froide-Terre et Fleury. Du 11 au 23, deux bataillons, successivement engagés au Nord-Ouest de la ferme Thiaumont, résistent à deux furieuses attaques allemandes, si bien que, le 23, l'ennemi tente ailleurs la percée qu'il n'a pas pu obtenir sur les lignes du régiment. Alertés, le 3 août, alors qu'ils se disposaient à occuper un secteur des llauts-de-Meuse, les bataillons vont prendre position, le 5 au soir, dans le bois Fumin, à l'Est du ravin des Fontaines. C'est l'époque des offensives sur Souville et l'ennemi, qui a échoué le 5, reprend dès le 6, au petit jour, son bombardement et ce pendant dix heures. Quand l’artillerie s’arrête, les hommes encore vivants se dressent et les mitrailleuses qui ne sont pas ensevelies fauches les deux vagues ennemies. Une autre tentative faite dans la soirée, après un nouveau bombardement, a le même sort, et l'ennemi renonce, cette fois- encore, à prendre Souville. Pendant neuf jours, le régiment, décimé, résiste sous un feu écrasant, à toute poussée de l'adversaire, et cela dans des trous d'obus, sans abri, sous un soleil de plomb, presque sans ravitaillement et sans eau. Quand en septembre il part au repos, la moitié du régiment n’est plus. Jusqu’en novembre, il reste dans le secteur de Bonzée, Haudiomont, Mesnil et Mont-sous-les-Côtes. Du 20 novembre au 14 décembre, le régiment, qui a eu quelques jours de repos occupe le secteur de Douaumont, qu'il organise pour l'offensive du 15 décembre. Le 18, il relève les troupes d'attaque à Bezonvaux et au bois des Caurières.

Du 15 janvier au 15 février 1917, il tient Louvemont et la cote du Poivre, par des températures telles qu'il est impossible de creuser une tranchée, tellement le sol est durci par la gelée. Quittant, définitivement la région de Verdun, le régiment, après un mois d'instruction au camp de Mailly, gagne par étapes les environs de Meaux pour se retrouver le 27 mars au Sud de Soissons. Le 30, une attaque est lancée sur la ligne Hindenburg vers Vauxaillon, après une courte préparation de l’artillerie, elle est vite stoppée par les mitrailleuses allemandes et les pertes sont lourdes mais il y a une progression jusqu’à la cote 150. Début avril, le régiment cantonne à Saint-Rémy-Blanzy puis part le 18 prendre position au ravin de Moulins. Le 23 avril, René est blessé par un éclat d’obus : plaie et fracture de la cuisse droite ; il est emmené à l'ambulance temporaire 10/21 de St-Gilles mais meurt cinq jours plus tard le 28 avril 1917.

Ravin moulin

Image pouvant aider à cituer le ravin @http://vlecalvez.free.fr/bovelles_1juilletgrand.jpg

Il est enterré au cimetière de Fleury la Vallée où il repose toujours.

Berry rene

Durant sa période au front, René a été évacué plusieurs fois : le 5 octobre 1914 jusqu’au 5 novembre 1914 et le 9 octobre 1916 pour une douleur lombaire ce qui le conduit à ambulance 11-6 jusqu’au 29 octobre 1916.

Citation pour la médaille militaire publiée au journal officiel du 12 septembre 1920 : « excellent caporal, animé des plus beaux sentiments du devoir. S'est fait remarquer par son courage le 23 avril 1917. A été mortellement blessé ». Il a reçu la médaille militaire pour ceci.

Sur sa fiche matricule il a reçu la Médaille interallié (ruban arc-en-ciel) et Médaille commémorative dite de MORLON (ruban rouge et blanc)

Interallie frMorlonMedaille militaire

Les déplacements de René durant la guerre

Sources

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