BELTIER Raoul Arsène

Beltier raoul arsene photoBeltier raoul arsene

Il est né le 21 mai 1896 à Fleury, fils de BELTIER Arsène et GUIBERT Marie Clémentine. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme jardinier.

Raoul arrive au régiment le 13 avril 1915, il est d'abord rattaché au 146e régiment d'infanterie qui se trouvait dans les premières lignes belges est tout juste relevé et cantonne à Marœuil. Il va par la suite jusqu’au 28 procéder à l’organisation défensive du secteur avant de partir en repos avant de passer en première ligne pour une attaque. Le 9 mai, après un violent bombardement, les fantassins s’élancent, précédés par l’explosion de mines, sous les tranchées allemandes ce qui enlève d’un coup trois lignes de tranchées. Le régiment arrive alors aux lisières de Neuville-Saint-Vaast et continue l’attaque durant plusieurs jours, le 15 il arrive en ville et le combat se transforme en combat de rues et l’attaque se poursuit jusqu’au 24 mai où il est relevé. Le 9 juin, le régiment repart à Neuville où la lutte reprend, attaque et contre-attaque se succèdent ce qui désorganise le régiment, il est donc rassemblé le 18 au chemin des Pylônes. La bataille fut terrible, sur 3.140 hommes de troupe il n’en reste que 1.632 et sur 46 officiers, 31 sont revenus. Le cantonnement se fait à Izel-les-Hameaux jusqu’au 27 juin puis il faut repartir au front dans un secteur où le combat est continuel. Le 13 juillet c’est le départ pour la Lorraine et cantonne le 15 à Lunéville. Le 26, le régiment part pour la Champagne et arrive le 30 pour bivouaquer dans les bois entre Somme-Bionne et Somme-Tourbe, il faut préparer la grande attaque qui doit avoir lieu en septembre, il y a donc des travaux d’aménagement. L’attaque à lieu le 25, deux bataillons s’emparent de Maisons-en-Champagne, un autre bataillon gagne péniblement du terrain à cause d’un feu nourri venant de la Main de Massiges ; au final 528 hommes et 25 officiers perdent la vie dans la journée. L’attaque continue le lendemain jusqu’au 28 où il faut réorganiser et faire des travaux sur les lignes pendant plusieurs jours et jusqu’à fin décembre.

Le 9 décembre 1915, Raoul change de régiment pour le 143e régiment d’infanterie, ce qui l’emmène au camp de Romigny comme renfort puis sur les lignes de Soissons avec son nouveau régiment. Entre février et juillet le régiment reste dans le secteur.

Le 27 juin 1916, changement de régiment, pour la deuxième fois et c’est au 137e Régiment d’Infanterie. Il va servir de renfort pour un régiment qui a beaucoup souffert, il se rend à Chardogne et Varney jusqu’à mi-juillet. Il part ensuite pour différents villages et camps avant d’arriver sur le champ de bataille de La Lauffée début septembre où il est très pénible de survivre avec le terrain bouleversé et marécageux, le manque d’abris et les bombardements. Le régiment ira par la suite à Châtillon-sous-les-Côtes jusqu’à la mi-novembre où il ira en repos pour la reprise de l’instruction. Fin novembre, direction Verdun sur le secteur de Douaumont où là encore le terrain est exécrable, il y aura plusieurs relève et mouvement sur divers crêtes et tranchées jusqu’à la fin décembre 1916, le calvaire prend fin le 26 pour un repos à Seigneulles.

Le 13 janvier 1917, retour au front sur le secteur de Vacherauville, le régiment, en ligne, a à souffrir de bombardements parfois violents, et surtout d'un froid exceptionnel, que rend plus rigoureux le manque de bons abris. La terre gelée sur 50 centimètres de profondeur devient très difficile à remuer, rendant très pénible tout travail de terrassement. Retour au repos fin février au camp de Mailly et part fin mars dans le secteur de Leuilly-sous-Coucy où de nombreuses missions de reconnaissances sont effectuées. Le 1er avril, le régiment attaque le Plateau de Vauxaillon après la préparation de l’artillerie ce qui permet de progresser sur plus de 2 kilomètres. Mi-avril le régiment est désigné pour participer à une grande attaque avec la VIe Armée, il se rapproche et prends sa position d’attente au Nord de la ferme Troyon, vers Vendresse-Beaulne. Dans la nuit du 2 au 3 mai, le régiment prend ses emplacements défensifs en vue de l’attaque sur le plateau de la Bovelle qui va s’effectuer le 5. Le jour J, le régiment avance malgré la résistance ennemie mais l’avance est trop rapide, plusieurs demandes via fusées éclairantes sont faites pour allonger le tir de l’artillerie, deux tranchées sont prises, de nombreux prisonniers afflux vers l’arrière et la progression continue toute la journée. Il y a quelques tentatives de contre-attaque allemande mais elles échouent, l’ordre de départ et donc réussi malgré de nombreux blessés (plus de 400 hommes) et tués (presque 200 hommes).

Chemindames1917

Raoul est mort des suites de blessures le 8 mai 1917 à l'ambulance 10/21 qui se trouvait à St-Gilles, à l'Ouest de Reims. On peut supposer qu’il a été blessé pendant la grande attaque du 5 mai. Il est enterré au cimetière de Fleury la Vallée où il repose toujours.

Beltier raoul arsene tombe

Sur sa fiche matricule il a reçu la Médaille interallié (ruban arc-en-ciel) et Médaille commémorative dite de MORLON (ruban rouge et blanc)

Interallie fr Morlon

Note : le récit commence à la date de sa mobilisation mais il a très certainement connu le front après sa période d'instruction, en général 7 mois.

 

Les déplacements de Raoul durant la guerre

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