BARBE Adrien

Barbe adrien portrait Barbe adrien

Il est né le 30 octobre 1890 à Fleury, fils de BARBE Jean Pierre et de JEANNET Ernestine, il est frère avec BARBE Frédéric. Jamais marié. Avant la guerre, il travaillait comme cultivateur.

Adrien n'arrive que le 9 août 1914, quelques jours après la mobilisation générale, il est rattaché au 23e régiment de Dragons lors de son départ au front. Le régiment de réserve est découpé en deux groupes.

Il quitte Vincennes le 27 août pour se rendre à Longperrier au Nord de Meaux afin de se joindre à d'autres régiments et devient la brigade GILLET. Elle défend les portes de Paris et repousse l'ennemi de Meaux à Arras jusqu'au 11 octobre. La brigade se retrouve dans les tranchées de Plessier-sur-Roye (actuellement Plessis-sur-Roye) jusqu'à fin janvier 1915 puis à La Boisselle en juillet, à Quesnoy-en-Santerre (actuellement Le Quesnoy).

Adrien rejoint le 4 juin 1915 le 4e régiment de cuirassiers où la cavalerie se retrouve parmi l'infanterie dans les tranchées de Lorraine dans la région de Lunéville. Entre le 3 et 18 septembre, le régiment est retiré du front pour aller vers Nancy, reprendre les chevaux et dès l'ordre du général Joffre pour l'offensive en Champagne le régiment se met en route pour Dampierre-le-Château mais finalement l'ordre sera d'aller à Belfort le 9 octobre. Il occupe alors le secteur de Burnhaupt – Seppois, le secteur est plus calme que la Lorraine, il y a alors des coups de main, des patrouilles et reconnaissances.

Fin juin 1916, le régiment part dans la Somme et bivouaque à Glisy à l'Est d'Amiens en juillet pour continuer leurs instructions. Le régiment est ensuite déplacé au Nord-Est de Beauvais puis au Sud d'Amiens afin d'attaquer à Montdidier mais c'est un échec et le régiment part au repos à Valescourt en octobre. Adrien est blessé à l’avant-bras droit et l’épaule droite par un éclat d’obus le 1er novembre à la Maisonnette dans la Somme. De novembre 1916 à janvier 1917, la division où est rattaché le régiment part pour la Marne, les chevaux sont laissés pour le combat de tranchée à l'Est de Soissons face à Missy et au fort de Condé. Les tranches sont espacées par l'Aisne et des tentatives allemandes pour prendre contact sont tentées mais les français répliquent par les coups de fusil, ce qui aura comme retour allemand des bombardements assez intenses. Afin de tuer le temps, le froid et l'humidité, les hommes sont entrainés à manier les différentes armes comme les mortiers de tranchée, grenades, fusils mitrailleurs et les différentes tactiques de la guerre de tranchée. Le régiment est ensuite renvoyé au repos à l'Ouest de Nogent-sur-Seine puis au début de mars au camp de Mailly pour suivre un entraînement en vue d'une offensive. Début avril part pour l'Ouest de Reims à cheval et c'est le 17 avril que la bataille commence avec un déchainement d'artillerie sur les lignes allemandes puis viennent les ballons d'observations, les chars d'assauts... mais le régiment ne fait pas partie de la bataille, il était de réserve et la joie des soldats se transforme en déception car le régiment repart dans l'autre direction pour camper à Cumières. Les chevaux sont à nouveau abandonnés pour combattre à pied à l'Est de Reims, le régiment se retrouve entre deux zones de combats majeurs : le Chemin des Dames et les Monts, avec des tranchées espacées de quelques centaines de mètres les mortiers de tranchée sont utilisés par les deux camps.

Le 5 mai un assaut est programmé et l'artillerie commence à tirer dans la nuit jusqu'à 4h30. Entre 4h45 et 8h00 les soldats prennent des tranchées avec de nombreux prisonniers allemands, ceux qui ne veulent pas se rendre sont exécutés. Les allemands répliquent par des tirs de mitrailleuses depuis la vallée avant de lancer plusieurs contre-attaques stoppées par des grenades et l'artillerie puis par des renforts qui lancent de nouveau une attaque contre l'allemand. Vers 15h00 une nouvelle attaque est lancée sur le château de la Motte à la grenade et à la baïonnette, la compagnie allemande est faite prisonnière et des patrouilles sont envoyées dans le village d'Allemant. Les pertes sont considérables mais à 16h35 à nouvel ordre d'attaque est prévu à 18h00 mais la fatigue est extrême et l'attaque est reportée.

Chemindames1917 

Laffaux

Adrien est mort très certainement dans cette bataille car déclaré disparu dans le journal de marches et d'opérations dans les combats du 5-6-7 mai, un tribunal fera un jugement déclaratif pour déclarer sa mort et prendra la date du 5 mai. Son corps fut retrouvé, il est d'abord enterré au cimetière de Laffaux et ensuite au cimetière de Fleury la Vallée où il repose toujours. A noter que sur sa plaque il est inscrit 1° RC mais c'est une erreur.

Barbe adrien 1

Il est cité à l'ordre du régiment n°45 du 12 juillet 1917 (après sa mort) : « très bon mitrailleur, courageux et dévoué, blessé grièvement le 4 octobre 1916 au cours d'une relevé ».

Citation pour la médaille militaire publiée au journal officiel du 22 juillet 1919 : « cavalier de 1ère classe de réserve à la 2e compagnie de mitrailleuses du 4e régiment de cuirassiers : très bon soldat. Gravement blessé, le 1er novembre 1916 est venu aussitôt guéri reprendre sa place dans les rangs. Tombé glorieusement le 6 mai 1917 ».

Il a reçu pour ce fait une croix de guerre avec étoile de bronze (exemple ci-dessous).

Cdg 1 etoile bronze

Les déplacements d'Adrien durant la guerre

Sources

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