BAILLEUL Fernand Charles Ernest

Bailleul fernand charles ernest

Il est né le 8 octobre 1885 à Paris 10e, fils de BAILLEUL Ernest Joseph et de LANDRY Lucie. Avant la guerre il travaillait comme imprimeur lithographe.

Fernand arrive le 23 février 1915 au 23e Régiment d'Infanterie Coloniale qui est alors dans les crètes au Nord de Massiges. Chaque nuit le régiment doit reconstruire les tranchées car l’ennemi tir sans cesse avec l’artillerie. Jusqu’au 18 mai, il occupe soit le secteur de Ville-sur-Tourbe, soit le secteur du bois d'Hauzy, où il alterne avec un autre régiment. De courtes périodes de repos sont accordées au régiment, dans le village de Dommartin-sous-Hans. Le 1er juin, le régiment embarque à Sainte-Menehould et débarque à Éméville, au Nord-Ouest de Villers-Cotterêts. Le 6, il est à Berneuil-sur-Aisne, en réserve, tandis qu'une offensive a lieu dans la région du vallon de Touvent. Après avoir bivouaqué dans la forêt de Laigue, près de Saint-Crépin-aux-Bois, puis cantonné à Pierrefonds, le régiment y embarque du 14 au 15 juin, et débarque à Longpré-les-Corps-Saints (Somme). Transporté en camions, dans la région Sud-Est de Doullens, le régiment séjourne dans les villages de Sombrin et de Warluzel, du 18 juin au 5 juillet. Du 5 au 13 juillet, le régiment stationne à Grenas et à Halloy, à l'Est de Doullens. Les premiers départs des permissionnaires ont lieu pendant cette période. Du 15 au 16, il s'embarque aux abords d'Amiens, à destination de la Champagne. Le régiment débarque à Épernay et cantonne à Ay. Le 22 juillet, il est transporté en chemin de fer d'Oiry à Mourmelon-le-Petit et va bivouaquer dans le camp de Châlons où sont exécutés de nuit des travaux de terrassement. Transporté le 31, à Valmy, le régiment retourne dans ses anciens cantonnements de Dommartin-sous-Hans. Le 11 août, il retourne au sous-secteur de Massiges-Virginy. La tâche des unités consiste à aménager le terrain, premières lignes et arrières, en vue d'une offensive d'ensemble qui peut être déclenchée dès les premiers jours de septembre. Relevé par un autre régiment, le 23e Régiment d’Infanterie Coloniale creuse des boyaux, du 3 au 15 septembre, dans la région de Dommartin, puis retourne dans le sous-secteur de Massiges-Virginy, où les travaux offensifs sont poussés avec une grande activité. L'ennemi cherche en vain à les arrêter par des tirs nourris de mitrailleuses et des rafales de 77. Il réussit cependant à causer quelques pertes. Dans la nuit du 24 au 25 septembre, le régiment prend ses emplacements d'attaque. L'attaque est déclenchée à 9h15. Le régiment a pour objectif la cote 191 de la Main de Massiges. Les bataillons d'assaut, formés en quatre vagues, s'élancent sur les pentes Sud de la position. La première vague n'a pas parcouru 50 mètres qu'elle se trouve prise sous un feu violent de mousqueterie et de mitrailleuses, les autres vagues sont prises sous le feu de l'artillerie qui va en augmentant d'intensité. Aucun arrêt n'est marqué, les compagnies vigoureusement entraînées par leurs officiers continuent la progression, malgré les pertes qui commencent à devenir très sérieuses. Des mitrailleuses, de tous côtés sur le sommet de la position, entrent en action, une casemate dans laquelle se trouvent un canon tirant à mitraille et plusieurs mitrailleuses se révèle. Tout ce qui progresse sur les terre-pleins est littéralement fauché ; les éléments ayant déjà, dans le premier bond, franchi la crête, sont pris sur le versant Nord, sous des feux violents partant d'un plateau situé au Nord-Ouest de la position. Les pertes sont extrêmement élevées ; presque tous les officiers sont tombés, les unités sont complètement mélangées. La situation devient très critique ; l'ennemi contre-attaque ; les munitions sont presque épuisées, les sections de mitrailleuses complètement anéanties. La casemate dont les pièces n'ont pu être réduites au silence coupe notre liaison avec l'arrière. Une série de combats acharnés, au corps à corps, sont livrés pour enrayer l'avance ennemie, après l'épuisement des munitions. Les hommes recherchent toutes les réserves de grenades abandonnées par l'adversaire et ce sont celles-ci qui permettent d'arrêter sa progression. Un bataillon en réserve envoie deux compagnies en soutien qui ont à franchir un barrage très serré d'artillerie. Néanmoins, ces deux compagnies parviennent jusqu'à la ligne de feu et avec les éléments des deux autres bataillons réussissent à rejeter encore deux contre-attaques. La nuit ayant permis l'organisation rapide du terrain conquis, le groupement des unités décimées, le ravitaillement en munitions et la mise en état de quelques mitrailleuses, le régiment repousse, dans la matinée du 26, deux très puissantes contre-attaques.

Fernand est tombé pendant l'attaque, le 25 septembre 1915 à Massiges, nous ne serons jamais à quel moment ni par quoi, un obus ? une mitrailleuse ? un fusil ? une baïonnette ?

Une partie de la main de Massiges est en cours de réhabilitation par l'association qui porte son nom. Un travail extraordinaire et des visites guidés pourront vous faire vivre ce que les poilus de la main ont vécu.

@ association de la main de massiges

Il repose aujourd'hui à quelques kilomètres de la main de Massiges, à la nécropole nationale Le Pont du Marson, tombe 3578. Cette nécropole s'étend sur 43 944 m2 et 21 319 soldats y ont été inhumés dont BAILLEUL Fernand.

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Merci à Louis pour les photos

Les déplacements de Fernand durant la guerre

Sources

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